Journées d'étude : Construction en métal, constructions idéales ? 1850-2050

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journée archi métal

Journée du 20 novembre à L’École nationale supérieure d’architecture et de paysage (ENSAP) de Lille. 2 Rue Verte, F-59650 Villeneuve-d’Ascq

Les premières constructions en métal datent de la fin du 18e siècle, elles étaient en fonte. L’ouvrage iconique qui les représente est le pont de Coalbrookdale (1779). Ces ouvrages étaient par essence composés d’éléments préfabriqués en usine.

La construction métallique s’est ensuite développée pendant tout le 19e siècle, d’abord de fer et de fonte, puis le fer a été remplacé progressivement par l’acier à partir de l’apparition du convertisseur (pour transformer la fonte en fer) au début des années 1860. La fonte a l’inconvénient d’être fragile et de mal résister à la traction, en revanche elle peut être plus facilement moulée vu sa température de fusion inférieure à celle du fer et de l’acier. Un des témoins majeurs de la construction en fonte est le Crystal Palace (1851). Il était non seulement préfabriqué mais aussi démontable pour pouvoir être remonté ailleurs. Vers les années 1880, on voit apparaitre les maisons dites «en fer » qui étaient en fer ou en acier avec quelques éléments de fonte. Elles étaient principalement destinées aux colonies. C’est le cas des constructions «Système Danly» qui étaient vendues sur catalogue. La partie la plus ancienne du Château de fer de Ath en est un exemple remarquable. D’autre systèmes ont été développés en Belgique et ailleurs pour construire des maisons mais aussi d’autres types d’édifices entièrement préfabriqués: des gares, des écoles, des hôtels… et même des églises. Le Système Danly est remarquable car il fait principalement appel à de fines tôles embouties pour leur donner de la raideur, cette légèreté facilitait le transport des éléments. Dans le même ordre d’idée de préfabrication il y a bien entendu également les ponts métalliques construits en Europe de l’Ouest et envoyés en «pièces détachées» aux colonies ou exportés. Au cours du 20e siècle, «siècle du béton» par opposition au 19e siècle, «siècle du fer » se développent de multiples systèmes préfabriqués en métal, en béton et même en bois. La préfabrication permet un travail en usine à l’abri des intempéries et fait appel à moins de main-d’œuvre ce qui a été prépondérant à partir des années 1960 quand le coût de la main-d’œuvre est devenu déterminant dans le coût total de la construction. La préfabrication des ouvrages en béton s’est fort développée tout au cours de ce siècle mais est restée une préfabrication lourde. Au vingtième siècle la construction en métal, bien entendu toujours préfabriquée a continué à évoluer. La fin de la seconde guerre mondiale a vu le développement des structures en aluminium. Plus léger, il peut plus facilement être moulé et sa corrosion s’auto-stabilise. Malheureusement son coût est élevé considérant son processus de fabrication fortement lié au coût de l’énergie électrique. C’est ce coût qui en limite l’usage.

Le développement soutenable et la circularité donne un avantage aux constructions métalliques. Si on se projette dans le futur, les constructions d’urgence et celles dans l’espace feront appel au métal et souvent à l’aluminium considérant sa légèreté. En prenant un peu de hauteur on peut faire pas mal de parallèles entre une préfabrication pour les colonies à la fin du 19e siècle alliant légèreté et simplicité et des constructions dans l’espace visant ces mêmes objectifs.

Considérant ce rapide survol, nous avons trouvé fort utile de tracer les évolutions qui se déroulent sur près de deux siècles et qui nous mènent des constructions légères et efficaces de maisons en métal sur catalogue à des constructions répondant aux demandes actuelles et futures. Comme souvent dans le voyage l’essentiel est le chemin, au cours de ce voyage, nous passerons en revue différents exemples de solutions préfabriquées en métal tant du point de vue technique, que du point de vue développement soutenable.

Lors de la seconde journée, à Lille, il sera d’abord question d’éléments en aluminium puis de structures industrielles. Deux exemples d’équipements collectifs seront présentés: les piscines Tournesol et les pavillons Chaville. Puis, il sera question du chantier de la restauration de la Maison de Fer de Poissy (F). Avant de faire un saut dans l’espace avec le Skylab, nous parlerons de constructions métalliques démontables à la lumière du développement durable.

 Michel Provost

 

 

Inscription et commande du livre
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L’inscription sera effective après réception de la participation aux frais: 40€ - Étudiants des entités associées, 10€.
Payable sur le compte de la FABI, IBAN: BE65 3100 1435 7096.
Elle couvre: café accueil, pauses-café et sandwiches du midi. Inscription au plus tard pour le 8 novembre 2026.

Organisation de la journée du 20 novembre
Secrétariat FABI : Marie Montes – info@fabi.be – Tél : +32.2.734.75.10
Scientifique: Michel Provost – michel.provost@skynet.be – Tél : +32.475.63.49.43
Organisation à Lille: Eric Monin – e-monin@lille.archi.fr – Tél : +33.6.16.37.92.29
Éditeur responsable: Nicolas Tsurukawa, Rue d’Egmont 11, 1000 Bruxelles