L’entreprise Ugitech occupe le site originel de l’aciérie électrique mise en service par Paul Girod à Ugine en 1909. Alors que le foncier devient chaque jour plus rare et plus cher, et dans une activité où la solution de la verticalité n’est pas toujours évidente à mettre en place, chaque mètre carré est précieux et devient un enjeu. Comment préserver un outil industriel en perpétuelle évolution, sur un site fini et étroit où le présent en quête de compétitivité détruit le passé ? Comment s’ouvrir au tourisme d’entreprise alors que les flux représentent un risque pour les non-initiés et que la discrétion reste de règle ? Peut-on se contenter de préserver les parties non industrielles, ici pas de cheminée mais de symboliques entrée et bâtiment de direction, la restitution par l’image et le numérique fondant la fonction mémorielle ?