Panier

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10-14
Résumé

La fermeture (1984) puis la destruction (1989) de l’usine de Bozel-Villard du Planay a généré un paysage industriel dont le principal élément est désormais absent. Logements, centrales hydroélectriques, infrastructures de transport, équipements collectifs sont bel et bien visibles et font l’objet d’une reconnaissance voire d’une valorisation patrimoniale alors que le site de l’usine a été en partie réoccupé. Implantées pour exploiter les chutes d’eau de cette vallée de Savoie, l’usine de carbure de calcium ( 19 0 0) e t l’ usine chimique (1906) ont vu leur développement contraint par le site mais également par l’insertion dans les réseaux industriels de la chimie. Dans les années 1990, une première patrimonialisation a été centrée sur la mémoire sociale ouvrière dans un centre d’interprétation municipal dénommé « Garage de l’Électrobus ».
Du fait des conséquences environnementales persistantes de cette industrie chimique et d’un repositionnement stratégique visant à accueillir un public plus large, une démarche de « re-patrimonialisation » a intégré l’industrie chimique dans un propos centré sur l’hydraulique, à l’image de la transformation de la structure de référence en « Galerie Hydraulica ». Sans effacer les traces du passé chimique, cet exemple illustre les stratégies mises en œuvre pour composer avec un héritage toxique dans la reconnaissance du patrimoine industriel.

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