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Résumé
Réalisée à partir d’un fonds iconographique de plusieurs milliers d’images, l’exposition Orient-Express & Cie devait être présentée à Arles à l’été 2020 dans le cadre des Rencontres de la Photographie. Cet article présente cette exposition qui donne à voir des photographies qui réintègrent le célèbre train dans l’histoire de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits (CIWL), proposant ainsi une lecture différente de l’imagerie qui lui est attachée, teintée de luxe et de célébrités.
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L’usine Legré-Mante de la Madrague de Montredon, à Marseille, est une importante friche industrielle de plus de 5 ha qui occupe une place très sensible dans les enjeux d’aménagement du territoire de la commune. Elle se trouve au bord de la mer, à l'embouchure de la branche centrale du canal de Marseille dont elle tirait son eau, et marque désormais une des entrées du parc national des Calanques, à l'interface d'espaces à l’urbanisme récent et assez lâche et des premiers vallons verdoyants du massif de Marseilleveyre.
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Maison natale d’Aristide Bergès, le « père de la houille blanche », labellisée « Maisons des Illustres », l’ancienne papeterie Bergès est le berceau de l’industrie du papier en Couserans, petite province historique dans la partie occidentale du département de l’Ariège. À la pointe des innovations techniques durant tout le XIXe siècle et sauvée in extremis de la démolition après sa fermeture en 1999, elle s’affirme comme le lieu de mémoire par excellence d’une activité industrielle qui a fait vivre tout un territoire pendant plusieurs générations. Elle présente de nombreux atouts qui justifient sa sauvegarde, sa mise en valeur et de nouvelles perspectives d'avenir.
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Depuis quelques décennies, les aménagements hydrauliques des cours d'eau français, et les 6 000 seuils des moulins en particulier, sont devenus dans le cadre de l'application de la Directive Cadre sur l'Eau (2000) et de son prolongement – la restauration écologique des cours d’eau – l'objet de débats voire de polémiques. Ressource et patrimoine pour les uns, ils sont réduits par d'autres à un rôle d'obstacle à la continuité sédimentaire et biologique des cours d'eau, quel que soit le contexte géographique. La parole des scientifiques est mise en doute par l'administration qui malgré ses déclarations en faveur d'une concertation et pour une « politique apaisée de la restauration de la continuité écologique », n'hésite pas à prendre des décisions unilatérales, dont un décret en date du 30 juin 2020 qui supprime l’autorisation jusque-là nécessaire pour détruire tout ouvrage situé dans le lit mineur des cours d'eau.
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Au sein de la ville du Chambon-Feugerolles, dans le département de la Loire, se trouvent de vétustes bâtiments d’apparence très ancienne. Ils sont situés dans la petite vallée du Cotatay, cours d’eau prenant naissance dans le massif du Pilat et se jetant dans la rivière de l’Ondaine, non loin de la route menant à la grotte de Cotatay, destination bien connue des pélerins. Le lieu est semble-t-il traversé par le cours d’eau mais lorsque l’on se rapproche, celui-ci paraît plus calme. Il s’agit d’un canal de dérivation utilisant les eaux du Cotatay qui rejoignent la rivière quelques centaines de mètres plus loin. Nous ne sommes pas devant les traces d’un énième moulin mais plutôt devant un patrimoine industriel de plus en plus rare, une petite manufacture de la fin du XVIIIe siècle, plus précisément une aciérie.
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Résumé
À partir de 1828, le bassin de Decazeville-Aubin a été un des berceaux de l’industrie métallurgique française grâce à l’initiative d’Élie Decazes secondé par l’ingénieur François Cabrol et la présence d’importants gisements de charbon et de minerais. En dépits de la prise de conscience précoce de l’intérêt à conserver des traces de ce passé industriel le chevalement du puits Central et le bâtiment des soufflantes de Decazeville n’ont été inscrits au titre des Monuments historiques que le 17 décembre 2019.
Pourtant dès 1989, une première procédure de protection avait été engagée dans un contexte difficile de reconversion économique, suivi de plusieurs tentatives infructueuses de patrimonialisation des éléments encore debout. Ces deux équipements demeurent aujourd’hui les rares vestiges ayant survécu au démantèlement complet de toutes les installations industrielles et minières, suite aux fermetures des années 1980. Cet article revient sur cette longue procédure, en tentant d’en analyser les vicissitudes.
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Référence
AIF-31-decembre-1997-pdf
Titre
AIF numéro 31 - décembre 1997 (pdf)
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Résumé
À la fin du XIXe siècle, la vallée de la Romanche, rivière alpine qui se jette dans le Drac en amont de Grenoble, voit la création de nombreuses usines, d’abord des papeteries puis des usines électrométallurgiques et électrochimiques. Le nom de l’ingénieur Charles-Albert Keller (1874- 1940), inventeur de fours électriques, est spécialement associé à cette industrialisation, portée par la houille blanche. Plusieurs de ses centrales ont disparu depuis 2020 mais le musée de la Romanche à Rioupéroux conserve une collection exceptionnelle de photos et de maquettes qui montrent différents aspects de la production et de la conception des usines Keller, ainsi que des paysages des massifs autour de Grenoble.
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Résumé
Franche-Comté terre horlogère : l’expression est doublement juste. Avec d’une part les horloges monumentales et celles de parquet dites « comtoise », « Morbier » ou « Morez » en référence à leur lieu de naissance dans le Haut-Jura au milieu du XVIIe siècle. Avec d’autre part les montres, réveils, compteurs et autres instruments mesurant le temps ou faisant appel à un mouvement d’horlogerie, production marquée par des liens étroits avec la Suisse. L’industrie horlogère est introduite dans le pays de Montbéliard en 1776 par Frédéric Japy, qui vient d’acheter au Locle ses premières machines. Un horloger helvétique, Mégevand, l’introduit à Besançon en 1793, à la demande la Première République, tandis que dans le Haut-Doubs, elle se développe à partir de la deuxième moitié du XVIII e siècle en sous-traitance pour des affaires suisses. Triomphante dans le dernier quart du XIX e siècle et jusqu’à la Première Guerre mondiale dans le pôle horloger le plus important, la zone de Montbéliard, elle y disparaît dans les années 1950. Les deux autres pôles, Besançon et le Haut-Doubs, connaissent un essor sans pareil qui se brise au milieu des années 1970 sur les écueils que sont la mondialisation et l’apparition du quartz. L’activité y subsiste toujours, modestement, avec un renouveau dû à de jeunes entrepreneurs inventifs.
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Résumé
En 2016, l’homme d’affaires et collectionneur d’art François Pinault s’est vu attribuer un bail emphytéotique de 50 ans sur le bâtiment de la Bourse de commerce de Paris, édifice remontant à une halle aux blés du XVIIIe siècle mais datant essentiellement de 1889. Au début des travaux entrepris pour transformer l’édifice en lieux d’expositions, deux machines visiblement anciennes ont été « découvertes » au deuxième sous-sol. Ces machines s’avèrent être des groupes moteur-compresseurs à ammoniaque, installées au début du XXe siècle pour générer le froid dans les chambres réfrigérées, louées aux marchands des Halles. Ces machines ont été restaurées et seront visibles dans un parcours de visite qui doit s’ouvrir en avril 2021.
Dans cet article, l’historien Alain Beltran restitue l’histoire complexe de ces machines à froid, et le restaurateur du patrimoine, Olivier Morel rend compte de leur démontage, restauration et réinstallation.
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Référence
74/75-juin- decembre-2018-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 74/75 Patrimoine Industriel (pdf)
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Résumé
Pour l’année 2020, nous avons comptabilisé 18 protections d’immeubles relevant du patrimoine industriel et technique. Cette liste ne contient qu’un seul classement, celui du pont Colbert dont nous avons déjà parlé dans cette revue et que des membres de l’association ont pu découvrir lors du week-end organisé à Dieppe début octobre 2021.
La Bourgogne-Franche-Comté et les Hauts-de-France sont à l’honneur dans ce cru, qui compte par ailleurs plusieurs sites ferroviaires (gare, poste d’aiguillage, rotonde…). Du côté des objets, signalons que deux des métiers à tricoter d’Arsoie inscrits en 2019 ont bénéficié d’un classement, ce qui est rarissime pour du mobilier industriel. Enfin, c’est au cours de l’année 2020 qu’a officiellement été pris l’arrêté de radiation du lavoir des Chavannes, qui peut donc être détruit, ou plutôt « déconstruit » selon la terminologie officielle, en toute légalité.
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Résumé
L’Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme (Grenoble, 1925) consacre les travaux hydrauliques et papetiers de l’ingénieur centralien Aristide Bergès (1833-1904). Un pavillon lui est dédié, sous forme d’une « rétrospective historique » qui rassemble objets techniques et objets d’art. Cela constitue le noyau des collections du musée qui prendra place dans sa demeure familiale, au pied du massif de Belledonne (Isère). Ce musée est aujourd’hui ouvert au public par le Département de l’Isère, sous le nom de « Maison Bergès ».
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