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108-115
Résumé

En 1908, le philosophe Alain écrivait dans son 72e « Propos » : « On dit souvent que le chemin de fer et les usines gâchent un beau site [...] Les oeuvres des hommes, quand je les rencontre dans la nature, me plaisent toujours, et d’instinct. Une profonde tranchée au milieu des bois, quatre rails d’acier, la bouche d’un tunnel, ce sont des beautés qui me saisissent [...] Sans doute beaucoup de gens n’éprouvent pas ce que j’éprouve parce qu’ils ne relient pas un train, un tunnel, une usine, à l’ordre universel ; pour moi je vois les hommes comme des forces naturelles, aussi naturelles, aussi nécessaires dans leur action que le feu intérieur, les volcans et l’orage » .

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80-86
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74-83
Résumé

L’industrie a marqué de son empreinte les paysages, ruraux ou urbain et matériels autant qu’immatériels. Mais à l’heure où l’Anthropocène est stigmatisé, il est devenu difficile aujourd’hui d’avoir une représentation concrète de ce temps héroïque où l’on célébrait l’industrie et son emprise sur l’environnement comme l’épopée du progrès humain.
 

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3
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30-33
Résumé

Avec Louis – qui était mon collègue à l’université Rennes 2 et que j’estimais beaucoup pour sa grande gentillesse, son humour bonhomme et sa disponibilité – nous n’avons jamais parlé ensemble de notre intérêt commun pour l’industrie et les machines. Je n’ai lu ses livres Machines à papier (EHESS, Paris, 1996), L’Abbaye de Fontenay. De Saint Bernard au patrimoine mondial (Belin-Herscher, Paris, 2003) et Aristide Bergès, une vie d’innovateur. De la papeterie à la houille blanche (PUG, Grenoble, 2013) qu’après sa disparition.
Il ne faut pas se fier au titre du deuxième de ses trois livres. Au XIXe siècle, l’Abbaye de Fontenay, entre sa première vie consacrée à la prière et sa troisième vie en tant que pièce du patrimoine mondial, a été une papeterie prospère envahie – église  comprise – par des machines et qui, vers 1865, a employé plus de 200 personnes. Bref, les trois livres de Louis ne parlent que d’une seule et même chose : l’industrialisation du secteur de la papeterie. C’est sur Louis en tant qu’historien de la technique que portent ces quelques lignes.

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Référence
70-juin-2017-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 70 Patrimoine industriel (pdf)
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40-45
Résumé

En Franche-Comté, les campagnes de prospections archéologiques conduites au cours des dernières décennies ont permis de reconnaître l’emplacement d’environ 200 ateliers de réduction du minerai de fer. Une véritable concentration de sites est connue au sud-ouest de Besançon, dans la zone dite « de Berthelange », tandis que les autres sont isolés et assez largement dispersés. Les analyses radiocarbone ont permis d’en dater quarante-six et de brosser à grands traits l’évolution des activités sidérurgiques anciennes, pour une période comprise entre le VIIIe s. av. n. è. et le XIVe s. de n. è. Ces travaux documentent ainsi l’existence d’une production dans des « bas fourneaux » où une masse de fer hétérogène est produite à l’état solide, sans passer par l’étape de la fonte. L’objet de cet article est de présenter les derniers résultats des recherches, qui modifient substantiellement notre perception de la chronologie de la production du fer dans cette région.

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6-13
Résumé

LES PATRIMOINES DE LA SNCF
ENTRETIEN AVEC FLORENCE BRACHET CHAMPSAUR,
CHEFFE DU SERVICE PATRIMOINE ET MÉCÉNAT, SNCF

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28-35
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50-54
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82-89
Résumé

Parmi les collections ferroviaires du musée des Arts et Métiers figure un modèle des plus intéressants représentant une voiture de type tyf, dite « Romilly », de la Compagnie des chemins de fer de l’Est. Offert au Conservatoire des arts et métiers en 1927, ce modèle compte parmi les plus imposantes pièces du fonds ferroviaire du musée. Il n’est pas non plus sans soulever quelques questions : s’il est intégré dans une collection dont la constitution s’est longtemps positionnée sur le front de l’innovation, il arbore une disposition qui paraît somme toute archaïque au coeur des années 1920, et semble bien éloigné du matériel d’exception qui, par son luxe ou les vitesses pratiquées, était alors mis en lumière.

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78-79
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