Résumé
La Fabrique d’appareillage électrique, une entreprise produisant douilles et interrupteurs, s’installe au lendemain de la Première Guerre mondiale dans deux bourgs de l’Isère, Pont-en-Royans et SaintMarcellin. Jusque dans les années 1950, l’assemblage des douilles demeure un travail féminin à domicile. Au cours des Trente glorieuses, l’entreprise connaît une grande prospérité comptant jusqu'à 2 000 salariés mais aujourd’hui, passée sous le contrôle de la société Legrand, elle n’exploite plus qu’un seul établissement à Saint-Marcellin, avec une quarantaine d’ouvriers. L’ancienne usine de Pont-en-Royans est conservée et abrite aujourd'hui un musée de l’Eau.
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Référence
78-juin-2021-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 78 Patrimoine Industriel (pdf)
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Résumé
Depuis près de deux siècles, les dirigeants de la société Viellard-Migeon et Cie restent maîtres de leur destin. Ces héritiers d’une lignée de maîtres de forges ont jeté les fondements d’un capitalisme dynastique à la fois attaché à ses racines géographiques et ouvert sur le monde. Cette fidélité au territoire revêt une réalité tangible avec l’omniprésence d’une architecture industrielle du XIXe siècle aujourd’hui mise en valeur par les projets de restauration bâtimentaire et urbanistique. Cette inscription dans le paysage du Sud Territoire, jusque dans le cœur des villages, témoigne d’une double traduction, celle d’un passé manufacturier prospère et celle d’une réalité manufacturière compétitive. Cette logique cohésive de tout un territoire autour de son patrimoine bâtimentaire comme immatériel résulte de la confiance qui s’est instaurée au cours du temps entre toutes les forces vives locales, population industrieuse, acteurs privés comme décideurs publics.
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Résumé
L’arrivée d u chemin de fer à Grenoble en 1858 ordonne la géographie industrielle de la ville. Des industries s’installent vers l’ouest de la ville dans ce qui deviendra le quartier Berriat. Vers 1900, une nouvelle génération de grandes usines, comme celles de Bouchayer et Viallet, vient s’y implanter sur les berges du Drac. Au cours de l’entredeux-guerres, le maire socialiste, Paul Mistral cherche à développer encore l’industrialisation à Grenoble et charge l’architecte-urbaniste Léon Jaussely, déjà responsable de l’aménagement de l’exposition de 1925, d’établir un plan d’extension. Celui-ci oriente la croissance industrielle vers le sud de la ville, au-delà des anciennes fortifications.
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Résumé
Dans les années 1980, la ville de Vierzon (Cher) jusqu’alors dotée d’une industrie florissante, doit faire face à un phénomène de désindustrialisation rapide. Le processus de patrimonialisation mis en oeuvre dès le début des années 2000 concerne le patrimoine matériel mais s’interroge également sur les conditions de sauvegarde d’un patrimoine immatériel. Une collaboration initiée dès 2010 entre la ville de Vierzon, son musée et des sociologues de l’Université de Tours, donnera lieu en 2015 au projet de recherche Memoviv. L’ambition est de recueillir et de partager la mémoire du travail à Vierzon au travers d’entretiens filmés et de leur mise à disposition vers un public de chercheurs, mais aussi d’amateurs. Le recours au film apporte une contribution utile à la connaissance et à la médiation du patrimoine industriel vierzonnais. Une archive inédite, par le nombre d’entretiens environnés scientifiquement (une centaine d’heures de témoignages), est aujourd’hui consultable en ligne. En prenant l’exemple de la mémoire du travail de la société américaine Case, ex -Société Française de Matériel Agricole et Industriel dont une majorité des bâtiments a été conservée et une partie est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, nous montrons que l’existence de traces matérielles constitue un véritable atout pour la recherche, en particulier par leur rôle dans la réactivation de la mémoire.
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Résumé
Parmi les trésors d’architecture que compte la ville de Poissy, dans les Yvelines, la Maison de Fer est l’un des éléments les plus atypiques. Cet édifice emblématique est un bâtiment de la fin du XIXe siècle, qui tient son nom des matériaux utilisés pour sa construction. Sa structure, tout comme ses murs et sa toiture, sont entièrement faits de métal. L’originalité de cette ancienne maison de villégiature repose sur la technique avec laquelle elle a été construite : un système de construction par tôles embouties, breveté par l’ingénieur belge Joseph Danly. La Maison de Fer est l’un des rares témoignages d’une époque industrielle florissante, au tournant du XXe siècle, où les constructions métalliques étaient synonymes d’innovation, de modernité et de confort, ce qui lui a valu son inscription sur la liste des Monuments historiques en 1975.
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Résumé
À la faveur des innovations techniques introduites par la révolution industrielle, l’industrie textile héricourtoise connaît une croissance effrénée avant de décliner à partir du milieu des années 1950. Les usines ferment les unes après les autres. Les friches qui en résultent sont résorbées pour laisser place à des équipements publics, des commerces de proximité et des logements. Deux sites industriels ont échappé aux démolitions, celui du Pâquis, où une manufacture Hermès est installée depuis 2015 et, tout proche d’Héricourt, celui de l’usine de Chevret. La cheminée du tissage de la Petite-Pré, un élément significatif de l’ère industrielle, a également été préservée.
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Référence
AIF-02-mars-1977-pdf
Titre
AIF numéro 02 - avril 1976 (pdf)
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Résumé
Le site de la Cour de Lorraine à Mulhouse (Haut-Rhin) a fait l’objet d’une fouille archéologique préventive en 2015. Outre la mise au jour d’une occupation antique et de la muraille médiévale de la ville, cette opération a permis la redécouverte du passé industriel de la Cour de Lorraine, qui accueille une école depuis le dernier quart du XIXe siècle. Les vestiges de bâtiments liés à une manufacture d’impression sur étoffe de la seconde moitié du XVIIIe siècle, oeuvre de Jean-Henri Dollfus, ont pu être partiellement appréhendés, de même que ceux d’une filature édifiée au début du XIXe siècle par Nicolas Koechlin. Si les bâtiments industriels étaient connus par diverses sources iconographiques et écrites, l’archéologie a contribué à préciser, outre l’évolution des matériaux et des modes de construction, des aspects moins documentés, comme la gestion de l’eau sur le site ou les modes de production d’énergie. Trois socles maçonnés de machines à vapeur, installés successivement entre 1820 et 1870, témoignent ainsi des mutations technologiques à l’oeuvre dans le courant du XIXe siècle.
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Référence
85-décembre-2024-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 85 Patrimoine Industriel (pdf)
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