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Résumé
La liste des protections au titre des Monuments historiques dans le domaine du patrimoine technique et industriel est chaque année plus courte. On ne compte en 2019 que quinze arrêtés (douze inscriptions pour trois classements) au titre immeuble. Certes cette tendance est générale et n’est pas propre à notre champ patrimonial. Mais à force de réduire la voilure, on va finir par mettre à bas un des principaux ressorts de nos politiques patrimoniales. Quelques raisons de se réjouir malgré tout. Les bonnes nouvelles nous viennent des départements d’Outre-mer, puisque deux des trois classements intéressent la Guadeloupe et la Réunion. Ces territoires semblent ainsi beaucoup mieux profiter de la législation pour intégrer les traces matérielles de leur histoire dans la conduite de leur politique de développement. Signalons aussi l’inscription de l’usine du Fer à cheval à Marseille, trop rare exemple d’usine en activité à rejoindre les rangs des Monuments historiques. Pour l'année 2019, nous nous réjouissons également d'une exceptionnelle protection de mobilier industriel en fonctionnement en région Occitanie, avec l'inscription de deux métiers à tricoter utilisés au sein de l'usine d'Arsoie dans le Gard.
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Résumé
À l'occasion de la déconstruction puis de la reconstruction d'une cheminée d'usine en brique de la fin du XIXe siècle sur le site de Novaciéries à Saint-Chamond (Loire), cet article propose une petite archéologie fumiste. C’est l'occasion d'ausculter le mode de construction de ces éléments architecturaux particuliers aujourd'hui régulièrement transformés en phares patrimoniaux de l'industrie. Là où la puissante Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine avait hérissé son site principal de dizaines de cheminées, il n'en reste aujourd'hui plus que deux. Après des années d'abattage de ces défis de brique par les entreprises successives du site en reconversion, cette restauration et la requalification de l'ensemble du site de Novaciéries signent l'intérêt de la collectivité pour ce patrimoine industriel trop longtemps décrié.
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Résumé
Le Non-Lieu est une association créée à Roubaix en 2002 qui travaille autour du lien entre le patrimoine, les mémoires collectives et la création artistique contemporaine. Son territoire d’origine l’a naturellement conduit à creuser la question du patrimoine industriel. Depuis 2007, grâce à un soutien constant du Conseil départemental du Nord, l’association défend inlassablement le patrimoine constitué par les cheminées d’usine de la région, notamment en organisant des événements regroupés sous l’appellation de « Beffrois du travail ». Ces manifestations ne se limitent pas à la défense et la mise en valeur de l’objet architectural singulier que représente la cheminée, mais abordent aussi des thématiques liées à la vie autour de celle-ci : vie sociale, culture ouvrière, mémoires plurielles... C’est ainsi qu’en 2020 le choix est fait d’aborder le sujet du bleu de travail.
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Résumé
Renommée pour ses poids lourds, la marque Berliet a aussi construit des voitures de 1895 à 1939. Voici l’histoire de la renaissance de l’une d’entre elles acquise en 1933 par Jean-Victor Legros, entrepreneur lyonnais.
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Référence
AIF-35-decembre-1999-pdf
Titre
AIF numéro 35 - décembre 1999 (pdf)
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Résumé
Inaugurée en octobre 2010, la Fabrique des savoirs a rejoint, en 2016, la réunion des Musées de la Métropole Rouen Normandie. Dans un ancien bâtiment industriel situé au cœur de l’emblématique quartier Blin à Elbeuf, elle abrite un musée, un centre d’archives et un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP) en lien avec le label « Villes et Pays d’Art et d’Histoire ». Privilégiant une approche transversale, l’équipement contribue à la diffusion et à la valorisation d’un patrimoine local d’une grande diversité et d’une grande richesse.
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Référence
72-juin-2018-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 72 Patrimoine Industriel (pdf)
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Résumé
De l’antiquité au XIXe siècle, la pratique du brassage de la bière évolua très peu. Là, des progrès technologiques et scientifiques révolutionnèrent la brasserie qui, en moins de cinquante ans, passe de l’artisanat à l’industrie. La Lorraine joua un rôle essentiel dans cette mutation. De grandes brasseries industrielles s’y implantèrent ; des industriels réfugiés de l’Alsace annexée y créèrent des usines ; des chercheurs, dont Louis Pasteur permirent la compréhension et par voie de conséquence la maîtrise de la fermentation ; une école publique, première en France, forma des ingénieurs brasseurs qui essaimèrent dans tout le pays et dans les colonies. C’est dans ce contexte que la petite brasserie de Saint-Nicolas-de-Port se développa en créant en 1931 un ensemble immobilier de style Art déco dont l’élégance et la qualité lui permirent d’être classée monument historique en 1988 après la cessation de son activité. N’étant plus chauffée, cette « tour de brassage » devenue musée, devait subir au fil des ans d’importantes dégradations : infiltrations d’eau, déformation de fenestrages métalliques attaqués par la rouille, éclatements de béton dus à la corrosion des ferraillages. À la demande de l’association gestionnaire, la commune, propriétaire du bien, a piloté un montage financier permettant d’engager un vaste chantier de sauvegarde et de valorisation. Après quatre ans de travaux, celui-ci vient de prendre fin. Il a permis de sécuriser le lieu et a rendu toute son élégance à cette construction caractéristique de l’architecture industrielle des années trente.
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Résumé
Parmi les systèmes d’élévation des eaux mis en place dans les domaines agricoles dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tympan hydraulique fait figure d’exception. Décrit dans les traités et revues à destination des propriétaires, il ne semble pas avoir été largement mis en œuvre. L’exemplaire conservé au Lude n’en est que plus remarquable, tant par sa rareté que par son histoire. Installé vers 1870, le tympan de Malidor est destiné à irriguer les grandes prairies faisant face au château du Lude. Son propriétaire, le marquis Auguste de Talhouët-Roy, est alors l’un des plus grands propriétaires fonciers de France et s’intéresse de près à la mise en valeur de son domaine agricole sarthois, qu’il destine à la reproduction de chevaux de course, alors en plein développement. Mesurant plus de cinq mètres de diamètre, le tympan est doté d’une structure métallique et a conservé la totalité de son mécanisme d’entraînement, mû par une roue à aubes, ainsi que son réseau d’irrigation. Elément unique du patrimoine industriel, le tympan de Malidor a été classé au titre des monuments historiques le 18 novembre 2022.
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Résumé
Depuis 1995, la revue du CILAC a suivi l’histoire de l’ancienne manufacture des tabacs de Morlaix, dans le Finistère, et de sa reconversion progressive pour de nouveaux usages non-industriels. Deux étapes majeures dans ce long processus ont été franchies récemment :l’inauguration d’abord, en octobre 2021, du SEW et puis, à l’occasion des journées européennes du patrimoine de septembre 2024, celle de l’Espace des Sciences de Morlaix.
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Résumé
La publication en septembre 2020 du Cahier du patrimoine sur l’industrie aérospatiale néo-aquitaine1 est l’occasion de revenir sur les apports d’une opération d’inventaire menée au sein du service du patrimoine et de l’Inventaire de la Région Nouvelle-Aquitaine.
D’un point de vue méthodologique, scientifique et patrimonial, que nous apprend cette nouvelle étude ?
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