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48-55
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Oeuvres d’Auguste Cornu, les sculptures en bronze à patine brune ont été réalisées en 1910, se situant peu de temps après les projets ou les réalisations des grands monuments élevés en l’honneur du travail et des travailleurs par les sculpteurs Jules Dalou, Auguste Rodin ou Constantin Meunier. Le lamineur, le cingleur et le rouleur de boule ne sont pas des allégories mais au contraire des représentations fidèles des travailleurs de la grande forge du Creusot. Grâce aux vêtements, aux équipements représentés ainsi qu’aux attitudes, les ouvriers sont parfaitement identifiables. Le réalisme des sculptures séduit Eugène II Schneider qui les commande à l’artiste pour orner le hall de l’entreprise et décorer ses bureaux parisiens.

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22-27
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93-102
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38-45
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88-99
Résumé

Dans les années 1980, la ville de Vierzon (Cher) jusqu’alors dotée d’une industrie florissante, doit faire face à un phénomène de désindustrialisation rapide. Le processus de patrimonialisation mis en oeuvre dès le début des années 2000 concerne le patrimoine matériel mais s’interroge également sur les conditions de sauvegarde d’un patrimoine immatériel. Une collaboration initiée dès 2010 entre la ville de Vierzon, son musée et des sociologues de l’Université de Tours, donnera lieu en 2015 au projet de recherche Memoviv. L’ambition est de recueillir et de partager la mémoire du travail à Vierzon au travers d’entretiens filmés et de leur mise à disposition vers un public de chercheurs, mais aussi d’amateurs. Le recours au film apporte une contribution utile à la connaissance et à la médiation du patrimoine industriel vierzonnais. Une archive inédite, par le nombre d’entretiens environnés scientifiquement (une centaine d’heures de témoignages), est aujourd’hui consultable en ligne. En prenant l’exemple de la mémoire du travail de la société américaine Case, ex -Société Française de Matériel Agricole et Industriel dont une majorité des bâtiments a été conservée et une partie est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, nous montrons que l’existence de traces matérielles constitue un véritable atout pour la recherche, en particulier par leur rôle dans la réactivation de la mémoire.

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AIF-50-juin-2007-pdf
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AIF numéro 50 - juin 2007 (pdf)
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52-54
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66-73
Résumé

Parmi les trésors d’architecture que compte la ville de Poissy, dans les Yvelines, la Maison de Fer est l’un des éléments les plus atypiques. Cet édifice emblématique est un bâtiment de la fin du XIXe siècle, qui tient son nom des matériaux utilisés pour sa construction. Sa structure, tout comme ses murs et sa toiture, sont entièrement faits de métal. L’originalité de cette ancienne maison de villégiature repose sur la technique avec laquelle elle a été construite : un système de construction par tôles embouties, breveté par l’ingénieur belge Joseph Danly. La Maison de Fer est l’un des rares témoignages d’une époque industrielle florissante, au tournant du XXe siècle, où les constructions métalliques étaient synonymes d’innovation, de modernité et de confort, ce qui lui a valu son inscription sur la liste des Monuments historiques en 1975.

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29-34
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32-34
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90-91
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58-65
Résumé

Fondée en 1920 par deux Gadz’Arts, l’entreprise Merlin & Gerin, portée par le développement continu des usages de l’électricité, a connu une rapide croissance. Elle devint après la Seconde Guerre mondiale un des premiers employeurs de l’agglomération grenobloise, avec un important patrimoine immobilier combinant constructions ex nihilo et réutilisation de bâtiments anciens. Après son intégration dans le groupe Schneider en 1992, l’entreprise connut de profondes mutations sur un périmètre d’activité devenu mondial. De son important patrimoine historique grenoblois, il ne subsiste pratiquement aujourd’hui que le seul laboratoire d’essais Volta, qui a récemment fêté son centenaire.

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AIF-02-mars-1977-pdf
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AIF numéro 02 - avril 1976 (pdf)
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68-77
Résumé

Le site de la Cour de Lorraine à Mulhouse (Haut-Rhin) a fait l’objet d’une fouille archéologique préventive en 2015. Outre la mise au jour d’une occupation antique et de la muraille médiévale de la ville, cette opération a permis la redécouverte du passé industriel de la Cour de Lorraine, qui accueille une école depuis le dernier quart du XIXe siècle.
Les vestiges de bâtiments liés à une manufacture d’impression sur étoffe de la seconde moitié du XVIIIe siècle, oeuvre de Jean-Henri Dollfus, ont pu être partiellement appréhendés, de même que ceux d’une filature édifiée au début du XIXe siècle par Nicolas Koechlin.
Si les bâtiments industriels étaient connus par diverses sources iconographiques et écrites, l’archéologie a contribué à préciser, outre l’évolution des matériaux et des modes de construction, des aspects moins documentés, comme la gestion de l’eau sur le site ou les modes de production d’énergie. Trois socles maçonnés de machines à vapeur, installés successivement entre 1820 et 1870, témoignent ainsi des mutations technologiques à l’oeuvre dans le courant du XIXe siècle.

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Référence
AIF-17-18-decembre-1988-pdf
Titre
AIF numéro 17-18 - décembre 1988 (pdf)
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59
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74-75
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85-décembre-2024-patrimoine-industriel-pdf
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Numéro 85 Patrimoine Industriel (pdf)
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40-49
Résumé

Héritier lointain du « castellum divisorium » romain, dont il conserve le principe de fonctionnement, le château d’eau réapparaît dans le paysage géographique, sociétal et économique de la France au XIXe siècle. L’hygiène devient un enjeu de société alors que se développent le chemin de fer et ses locomotives à vapeur. Chaque structure se dote d’un réservoir : gares (pour les locomotives à vapeur), hôpitaux, casernes, prisons, écoles…
 

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135-140
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64-69
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64-65
Résumé

L’arrêté d’inscription du 3 août 2022 concernant la protection du site emblématique
des Batignolles-Nantes avait réjoui les associations du patrimoine industriel. Le numéro 80 de notre revue, daté de juin 2022, en a fait sa « une ».
Or, dès le mois d’avril 2023, des riverains ont signalé des intrusions et dégradations sur la partie sud-est de la parcelle qui est en attente de reconversion.
L’Association Entreprises et Patrimoine industriel, présidé par notre ami Arnaud Biette, et le collectif des associations du patrimoine nantais, alertent d’abord le propriétaire qui est un promoteur vendéen, puis la direction régionale des affaires culturelles, les élus de la ville et d’autres associations du patrimoine.

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6-15
Résumé

Au mois de mars 2021, le président de l’association Respect et sauvegarde du patrimoine et de l'environnement des communes du territoire hamois (RESPECTH), Michel Souchon, contactait le CILAC pour l’alerter sur le sort funeste réservé à un joyau de l’industrie sucrière picarde, la sucrerie d’Eppeville, construite en 1922 par l’architecte Georges Lisch, avec les dommages de guerre du premier conflit mondial.


En octobre 2021, la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture émettait un avis favorable à l’inscription de la totalité du site au titre des Monuments historiques. Depuis, nous sommes dans l’attente de la publication de l’arrêté d’inscription signé par le préfet de Région, M. Georges-François Leclerc.


Cet article revient sur l’histoire du site et les enjeux de cette préservation. Il s’attache à retracer l’histoire industrielle du site, les démarches menées pour le sauver et celles en cours pour lui trouver de nouvelles fonctions.

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100-106
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138-145
Résumé

Le Musée de La Poste, inauguré en 1946 dans un petit hôtel particulier, déménagea en 1973 au 34 boulevard de Vaugirard, à côté de la gare Montparnasse, dans un vaste bâtiment conçu pour l’accueillir par l’architecte André Chatelin (1915-2007), au style emblématique de l’architecture de béton des années 1970 dite « brutaliste ». Au début des années 2010, la législation sur l’accessibilité des lieux publics aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite imposait de revoir totalement l’organisation des lieux. En 2012, l’Atelier Jung Architectures (Architecte : Frédéric Jung, scénographes : Claudine Dreyfus et Isabelle Devin) fut désigné pour mener à bien le projet de réaménagement qui a démarré au printemps 2015 pour s’achever à l’automne 2019. Outre ses 1000 mètres carrés d’exposition permanente, le musée propose à ses publics un espace d’exposition temporaire de 500 mètres carrés au rez-de-chaussée, deux ateliers pédagogiques, des espaces privatisables proposant une vue panoramique sur Paris au 7e étage et une boutique. Pour les chercheurs, un centre de ressources imprimées et documentaires viendra prochainement compléter l’offre.

L’article présente successivement les trois plateaux d’exposition permanente (« La conquête du territoire », « Des Hommes et des métiers », « La Poste, l’art et le timbre ») et les collections choisies pour illustrer les différents propos.

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