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52-57
Résumé

La Fabrique d’appareillage électrique, une entreprise produisant douilles et interrupteurs, s’installe au lendemain de la Première Guerre mondiale dans deux bourgs de l’Isère, Pont-en-Royans et SaintMarcellin. Jusque dans les années 1950, l’assemblage des douilles demeure un travail féminin à domicile. Au cours des Trente glorieuses, l’entreprise connaît une grande prospérité comptant jusqu'à 2 000 salariés mais aujourd’hui, passée sous le contrôle de la société Legrand, elle n’exploite plus qu’un seul établissement à Saint-Marcellin, avec une quarantaine d’ouvriers. L’ancienne usine de Pont-en-Royans est conservée et abrite aujourd'hui un musée de l’Eau.

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78-juin-2021-patrimoine-industriel-pdf
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Numéro 78 Patrimoine Industriel (pdf)
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64-73
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Depuis près de deux siècles, les dirigeants de la société Viellard-Migeon et Cie restent maîtres de leur destin. Ces héritiers d’une lignée de maîtres de forges ont jeté les fondements d’un capitalisme dynastique à la fois attaché à ses racines géographiques et ouvert sur le monde. Cette fidélité au territoire revêt une réalité tangible avec l’omniprésence d’une architecture industrielle du XIXe siècle aujourd’hui mise en valeur par les projets de restauration bâtimentaire et urbanistique. Cette inscription dans le paysage du Sud Territoire, jusque dans le cœur des villages, témoigne d’une double traduction, celle d’un passé manufacturier prospère et celle d’une réalité manufacturière compétitive. Cette logique cohésive de tout un territoire autour de son patrimoine bâtimentaire comme immatériel résulte de la confiance qui s’est instaurée au cours du temps entre toutes les forces vives locales, population industrieuse, acteurs privés comme décideurs publics.

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16-19
Résumé

L’arrivée d u chemin de fer à Grenoble en 1858 ordonne la géographie industrielle de la ville. Des industries s’installent vers l’ouest de la ville dans ce qui deviendra le quartier Berriat. Vers 1900, une nouvelle génération de grandes usines, comme celles de Bouchayer et Viallet, vient s’y implanter sur les berges du Drac. Au cours de l’entredeux-guerres, le maire socialiste, Paul Mistral cherche à développer encore l’industrialisation à Grenoble et charge l’architecte-urbaniste Léon Jaussely, déjà responsable de l’aménagement de l’exposition de 1925, d’établir un plan d’extension. Celui-ci oriente la croissance industrielle vers le sud de la ville, au-delà des anciennes fortifications.

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21-28
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54-57
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58-63
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93-102
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88-99
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Dans les années 1980, la ville de Vierzon (Cher) jusqu’alors dotée d’une industrie florissante, doit faire face à un phénomène de désindustrialisation rapide. Le processus de patrimonialisation mis en oeuvre dès le début des années 2000 concerne le patrimoine matériel mais s’interroge également sur les conditions de sauvegarde d’un patrimoine immatériel. Une collaboration initiée dès 2010 entre la ville de Vierzon, son musée et des sociologues de l’Université de Tours, donnera lieu en 2015 au projet de recherche Memoviv. L’ambition est de recueillir et de partager la mémoire du travail à Vierzon au travers d’entretiens filmés et de leur mise à disposition vers un public de chercheurs, mais aussi d’amateurs. Le recours au film apporte une contribution utile à la connaissance et à la médiation du patrimoine industriel vierzonnais. Une archive inédite, par le nombre d’entretiens environnés scientifiquement (une centaine d’heures de témoignages), est aujourd’hui consultable en ligne. En prenant l’exemple de la mémoire du travail de la société américaine Case, ex -Société Française de Matériel Agricole et Industriel dont une majorité des bâtiments a été conservée et une partie est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, nous montrons que l’existence de traces matérielles constitue un véritable atout pour la recherche, en particulier par leur rôle dans la réactivation de la mémoire.

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52-54
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66-73
Résumé

Parmi les trésors d’architecture que compte la ville de Poissy, dans les Yvelines, la Maison de Fer est l’un des éléments les plus atypiques. Cet édifice emblématique est un bâtiment de la fin du XIXe siècle, qui tient son nom des matériaux utilisés pour sa construction. Sa structure, tout comme ses murs et sa toiture, sont entièrement faits de métal. L’originalité de cette ancienne maison de villégiature repose sur la technique avec laquelle elle a été construite : un système de construction par tôles embouties, breveté par l’ingénieur belge Joseph Danly. La Maison de Fer est l’un des rares témoignages d’une époque industrielle florissante, au tournant du XXe siècle, où les constructions métalliques étaient synonymes d’innovation, de modernité et de confort, ce qui lui a valu son inscription sur la liste des Monuments historiques en 1975.

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32-39
Résumé

À la faveur des innovations techniques introduites par la révolution industrielle, l’industrie textile héricourtoise connaît une croissance effrénée avant de décliner à partir du milieu des années 1950. Les usines ferment les unes après les autres. Les friches qui en résultent sont résorbées pour laisser place à des équipements publics, des commerces de proximité et des logements. Deux sites industriels ont échappé aux démolitions, celui du Pâquis, où une manufacture Hermès est installée depuis 2015 et, tout proche d’Héricourt, celui de l’usine de Chevret. La cheminée du tissage de la Petite-Pré, un élément significatif de l’ère industrielle, a également été préservée.
 

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AIF-02-mars-1977-pdf
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AIF numéro 02 - avril 1976 (pdf)
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36-41
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68-77
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Le site de la Cour de Lorraine à Mulhouse (Haut-Rhin) a fait l’objet d’une fouille archéologique préventive en 2015. Outre la mise au jour d’une occupation antique et de la muraille médiévale de la ville, cette opération a permis la redécouverte du passé industriel de la Cour de Lorraine, qui accueille une école depuis le dernier quart du XIXe siècle.
Les vestiges de bâtiments liés à une manufacture d’impression sur étoffe de la seconde moitié du XVIIIe siècle, oeuvre de Jean-Henri Dollfus, ont pu être partiellement appréhendés, de même que ceux d’une filature édifiée au début du XIXe siècle par Nicolas Koechlin.
Si les bâtiments industriels étaient connus par diverses sources iconographiques et écrites, l’archéologie a contribué à préciser, outre l’évolution des matériaux et des modes de construction, des aspects moins documentés, comme la gestion de l’eau sur le site ou les modes de production d’énergie. Trois socles maçonnés de machines à vapeur, installés successivement entre 1820 et 1870, témoignent ainsi des mutations technologiques à l’oeuvre dans le courant du XIXe siècle.

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85-décembre-2024-patrimoine-industriel-pdf
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Numéro 85 Patrimoine Industriel (pdf)
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135-140
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46-53
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92-97
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6-15
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Au mois de mars 2021, le président de l’association Respect et sauvegarde du patrimoine et de l'environnement des communes du territoire hamois (RESPECTH), Michel Souchon, contactait le CILAC pour l’alerter sur le sort funeste réservé à un joyau de l’industrie sucrière picarde, la sucrerie d’Eppeville, construite en 1922 par l’architecte Georges Lisch, avec les dommages de guerre du premier conflit mondial.


En octobre 2021, la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture émettait un avis favorable à l’inscription de la totalité du site au titre des Monuments historiques. Depuis, nous sommes dans l’attente de la publication de l’arrêté d’inscription signé par le préfet de Région, M. Georges-François Leclerc.


Cet article revient sur l’histoire du site et les enjeux de cette préservation. Il s’attache à retracer l’histoire industrielle du site, les démarches menées pour le sauver et celles en cours pour lui trouver de nouvelles fonctions.

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100-106
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78-91
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8-19
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138-145
Résumé

Le Musée de La Poste, inauguré en 1946 dans un petit hôtel particulier, déménagea en 1973 au 34 boulevard de Vaugirard, à côté de la gare Montparnasse, dans un vaste bâtiment conçu pour l’accueillir par l’architecte André Chatelin (1915-2007), au style emblématique de l’architecture de béton des années 1970 dite « brutaliste ». Au début des années 2010, la législation sur l’accessibilité des lieux publics aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite imposait de revoir totalement l’organisation des lieux. En 2012, l’Atelier Jung Architectures (Architecte : Frédéric Jung, scénographes : Claudine Dreyfus et Isabelle Devin) fut désigné pour mener à bien le projet de réaménagement qui a démarré au printemps 2015 pour s’achever à l’automne 2019. Outre ses 1000 mètres carrés d’exposition permanente, le musée propose à ses publics un espace d’exposition temporaire de 500 mètres carrés au rez-de-chaussée, deux ateliers pédagogiques, des espaces privatisables proposant une vue panoramique sur Paris au 7e étage et une boutique. Pour les chercheurs, un centre de ressources imprimées et documentaires viendra prochainement compléter l’offre.

L’article présente successivement les trois plateaux d’exposition permanente (« La conquête du territoire », « Des Hommes et des métiers », « La Poste, l’art et le timbre ») et les collections choisies pour illustrer les différents propos.

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11-23
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AIF-12-décembre-1985-pdf
Titre
AIF numéro 12 - décembre 1985 (pdf)
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24-31
Résumé

Les premières occurrences des associations d’éleveurs mettant leur lait en commun pour fabriquer un fromage de garde (à pâte pressée cuite) apparaissent au milieu du XIIIe siècle ; ces « fructeries » ressemblaient aux cabanes archéologiques identifiées sur les Monts-Jura. La diffusion rapide du modèle entrepreneurial au XVII e siècle et le système du « tour », fabrication du fromage à tour de rôle dans chacun des domiciles des sociétaires, impliqua l’exploitation de la maison rurale familiale. Au XVIII e siècle, l’architecture des chalets d’alpage évoluait sous l’influence capitale des fromagers suisses. Elle inspira toutes les sociétés d’éleveurs qui investirent de plus en plus dans un édifice dédié, réduit à une « chambre à lait », une cuisine et une cave, et à l’architecture dérivée de la maison rurale.
 

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58-63
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La forme à papier est un objet peu étudié. L’Association française pour l’Histoire du Papier et de la Papeterie (AFHÉPP) vient d’éditer un numéro spécial autour du sujet comprenant un lexique, un répertoire des formaires, un protocole de description et des explications illustrées. Le protocole de description de formes papetières est le résultat d’une réflexion collective menée par un groupe de travail de l'association composé de Jean-Louis Estève, Claire Bustarret, Josette Telford et Nadine Dumain.

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4-5
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14-17
Résumé

La période de la carrière de Louis André que je vais évoquer devant vous aura, je pense, laissé des traces tangibles dans l’évolution de sa vie professionnelle ultérieure et, à coup sûr, aura marqué une équipe dans laquelle il s’est investi pendant huit années.
Je ne vais pas vous raconter en détail ces années, de 1991 à 1999, qu’il a passées au musée des Arts et Métiers, mais revenir plutôt sur quelques moments forts de cette aventure unique, sur ce que Louis a apporté au projet de rénovation et, sans doute, ce qu’il a pu en retirer par la suite.

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32-37
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La tour d'orientation, monument emblématique de la ville de Grenoble, imaginée et construite par Auguste Perret en 1924 pour l'Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme de 1925, a donné les premiers signes de dégradation de ses bétons extérieurs dans les années 1950. La sauvegarde de cet édifice, bientôt centenaire, a débuté en septembre 2023 après validation d’un protocole de restauration inédit. Restituer la Tour dans sa fonction de pôle d'orientation, avec une réouverture au public, un belvédère, une table d'orientation tel est l'enjeu de la restauration qui aboutira début 2026. Ce chantier d'ampleur en ce qui concerne la restauration des bétons, discipline jeune en perpétuelle évolution, suscite des questionnements à la fois techniques et déontologiques partagés au sein d'un comité technique et mobilisant des partenaires financiers publics et privés. À l'issue d’un chantier test, pour valider in situ le protocole de restauration, le projet a été entériné au regard de la charte de Venise (Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites historiques) La restauration du patrimoine en béton du XXe siècle est devenue un enjeu patrimonial et un défi technique international pour le XXIe siècle. La tour Perret de Grenoble apporte à travers le chantier de restauration, des connaissances scientifiques et participe ainsi à relever le défi de la restauration du béton armé.

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26-39
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La ville de Dieppe, en Seine-Maritime, est le berceau de l’industrie des tabacs en France.
Des ateliers de filage des feuilles y sont attestés dès les années 1660. Mais la manufacture royale construite par les fermiers du monopole du tabac en 1735, puis agrandie et mécanisée au XIXe siècle, au début du Second Empire, est détruite pendant la seconde guerre mondiale. De nos jours, pour témoigner de cette longue histoire industrielle – indépendamment des archives –, ne subsiste qu’un magasin de tabacs établi à côté de la gare en 1865, transformé en centre de formation d’apprentis dans les années 1960 mais laissé en friche au début des années 2000. Ce bâtiment vient de renaître, reconverti avec bonheur en complexe cinématographique de huit salles avec un grand bar « sportif ».

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168-173
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18-27
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61-64
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44-51
Résumé

Présentes un peu partout dans les paysages montagnards, les conduites forcées sont des composantes essentielles des aménagements des hautes chutes qui se sont multipliées dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Ce sont des objets techniques plus complexes qu’il ne parait. Ils ont fait l’objet d’améliorations continues, dans le choix du métal, la façon d’assembler leurs éléments, les manières de les installer… Le principal acteur de cette épopée fut l’entreprise Bouchayer-Viallet de Grenoble. Il en subsiste quelques traces patrimoniales, un bâtiment de son usine sur les berges du Drac, qui, devenu Le Magasin, abrite aujourd’hui un centre d’art contemporain, et, ici et là, dans la montagne, des conduites, souvent encore en activité.

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