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58-67
Résumé

Le nouveau port rhénan de Strasbourg, capitale du Reichsland, aménagé entre 1898 et 1900, fait office de banc d’essai pour les protagonistes du béton armé naissant dans la province annexée. Du fait de l’ampleur des constructions projetées et du calendrier resserré des réalisations, les nouveaux bassins s’imposent comme le laboratoire régional du nouveau système constructif.


L’ingénieur Édouard Zublin, les architectes Jacques-Albert Brion et Eugène Haug, puis d’autres à leur suite, s’approprient le nouvel art de bâtir, le perfectionnent et font sortir de terre entrepôts et silos qui confèrent son identité propre à ce territoire portuaire. Les premières figures de ce corpus puisent aux sources de l’historicisme monumental, parant les constructions monolithiques de dispositifs architecturaux et d’artifices ornementaux pour en gommer la rigidité. Un glissement s’opère progressivement vers des formes plus rationnelles et plus fonctionnelles faisant la part belle aux lignes droites et aux élévations épurées affichant leur grille structurelle. Le legs de cette période faste est aujourd’hui significativement amputé.
De puissants totems y rappellent cependant les riches heures du commerce des grains et de l’industrie strasbourgeoise de la mouture.

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Pages
6-9
Résumé

Jean Pierre Houssel, professeur émérite à l’Université Lumière Lyon 2, nous a quitté le 19 avril 2020 à Lyon à l’âge de 85 ans.
Géographe, il a enseigné la géographie et l’aménagement du milieu rural à la faculté des lettres de Lyon puis à l’Université Lumière Lyon 2.

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130-137
Résumé

En 1978, l’auteur de cet article découvre qu’un bâtiment près de chez lui était à l’origine une gare ferroviaire construite à Paris à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878 par Juste Lisch, architecte, notamment, de la gare Saint-Lazare. En 1897, elle avait été démontée et reconstruite à Asnières en banlieue nord-ouest, où elle remplaçait des ateliers en bois détruits lors d’une tempête. De 1924 à 1936, le bâtiment fut utilisé comme gare terminus de la première ligne électrifiée au départ de Paris-Saint-Lazare. Menacée ensuite de démolition, la gare est finalement inscrite au titre des Monuments historiques en 1985. Mais, au cours des années suivantes, aucun projet de reconversion n’aboutit et le bâtiment tombe en ruine. Un jeune entrepreneur installé à Asnières voyait la gare tous les matins depuis chez lui et commence à alerter l’opinion et à interpeller les élus locaux, notamment le maire d’Asnières. En 2018, le site figure parmi les lieux retenus pour le concours d’architecture « Inventons la Métropole du Grand Paris ». L’équipe d’architectes et d’experts constituée par l’entrepreneur emporte le concours pour la gare avec un projet intitulé « Cité du voyage et de l'entrepreneuriat ». Celui-ci conserve la structure historique du bâtiment en y insérant des espaces tertiaires et d’accueil du public. Restaurée à sa gloire d’antan, la gare reconvertie devrait être réouverte fin 2022.

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