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68-77
Résumé

Le site de la Cour de Lorraine à Mulhouse (Haut-Rhin) a fait l’objet d’une fouille archéologique préventive en 2015. Outre la mise au jour d’une occupation antique et de la muraille médiévale de la ville, cette opération a permis la redécouverte du passé industriel de la Cour de Lorraine, qui accueille une école depuis le dernier quart du XIXe siècle.
Les vestiges de bâtiments liés à une manufacture d’impression sur étoffe de la seconde moitié du XVIIIe siècle, oeuvre de Jean-Henri Dollfus, ont pu être partiellement appréhendés, de même que ceux d’une filature édifiée au début du XIXe siècle par Nicolas Koechlin.
Si les bâtiments industriels étaient connus par diverses sources iconographiques et écrites, l’archéologie a contribué à préciser, outre l’évolution des matériaux et des modes de construction, des aspects moins documentés, comme la gestion de l’eau sur le site ou les modes de production d’énergie. Trois socles maçonnés de machines à vapeur, installés successivement entre 1820 et 1870, témoignent ainsi des mutations technologiques à l’oeuvre dans le courant du XIXe siècle.

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Pages
32-34
Auteur
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Pages
52-54
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Pages
88-99
Résumé

Dans les années 1980, la ville de Vierzon (Cher) jusqu’alors dotée d’une industrie florissante, doit faire face à un phénomène de désindustrialisation rapide. Le processus de patrimonialisation mis en oeuvre dès le début des années 2000 concerne le patrimoine matériel mais s’interroge également sur les conditions de sauvegarde d’un patrimoine immatériel. Une collaboration initiée dès 2010 entre la ville de Vierzon, son musée et des sociologues de l’Université de Tours, donnera lieu en 2015 au projet de recherche Memoviv. L’ambition est de recueillir et de partager la mémoire du travail à Vierzon au travers d’entretiens filmés et de leur mise à disposition vers un public de chercheurs, mais aussi d’amateurs. Le recours au film apporte une contribution utile à la connaissance et à la médiation du patrimoine industriel vierzonnais. Une archive inédite, par le nombre d’entretiens environnés scientifiquement (une centaine d’heures de témoignages), est aujourd’hui consultable en ligne. En prenant l’exemple de la mémoire du travail de la société américaine Case, ex -Société Française de Matériel Agricole et Industriel dont une majorité des bâtiments a été conservée et une partie est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, nous montrons que l’existence de traces matérielles constitue un véritable atout pour la recherche, en particulier par leur rôle dans la réactivation de la mémoire.

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