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16-23
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Ce garage situé à Lézignan-Corbières (Aude) a été construit en 1932 pour Clément Robert, concessionnaire très prospère de la marque Citroën et propriétaire de plusieurs garages dans l’Hérault et l’Aude. C’est un personnage assez original pour le commerce d’automobiles, issu d’une famille e musiciens et formé lui-même comme pianiste. Son garage est construit selon les plans d’un architecte local mais l’édifice sur rue, comportant un hall public flanqué de magasins d’exposition, semble avoir été dessiné par le service d’architecture de la Société anonyme André Citroën, dirigée, à Javel, par Maurice-Jacques Ravazé. Menacé de démolition en 2021, le garage a été protégé au titre des Monuments historiques en 2022, une inscription englobant le bâtiment sur rue mais pas l’atelier sous sheds derrière.

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50-57
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Tout moulin à papier, quelle que soit sa taille, étant consommateur de formes, étudier la vie des hommes de métier qui ont assuré la production de cet indispensable filtre est l’objectif poursuivi dans l’article qui suit. Dénombrer les individus, connaître leurs origines, explorer leurs liens avec le marché du fil d’archal, matériau de base, décrypter les obscurités de la formation, repérer les traces de la mobilité de certains d’entre eux, analyser les critères de leur savoir-faire, peuvent contribuer à une meilleure compréhension de l’évolution du monde du papier au cours de la période moderne. Cette étude vient compléter le répertoire paru dans le CahierS n° 3 de l’AFHÉPP. Elle vise à aider la recherche au service de l’immense réservoir des papiers conservés.

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58-61
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26-37
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116-127
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74-79
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À la croisée du patrimoine industriel et des arts décoratifs, la Maison Bergès abrite le Musée de la Houille blanche depuis sa réhabilitation complète en 2011. La Maison est située au coeur d’un ancien site papetier, créé à partir de 1869 par Aristide Bergès (1833-1904), au pied du massif de Belledonne, face à la Chartreuse, dans le département de l’Isère. Installé aujourd’hui dans la maison familiale et patronale, le musée retrace le parcours d’Aristide Bergès, sa vie de famille et met en avant les liens existants entre art et industrie à la Belle Époque. À travers ce parcours individuel, il s’agit d’évoquer plus largement les modes de vie et l’épopée industrielle de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. La Maison Bergès appartient aujourd’hui au réseau des onze musées du Département de l’Isère.

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62-71
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De Cosserat Tu Causeras est un projet pédagogique pluridisciplinaire qui a pour socle la friche industrielle Cosserat et les archives de l’entreprise du même nom déposées aux Archives départementales de la Somme. Le travail est collaboratif et est mené par trois classes de deux lycées professionnels amiénois : les premières bac pro Services Proximité Vie Locale et les premières bac pro Accompagnement, Soins Services à la Personne du lycée professionnel Édouard Gand qui se sont concentrées sur l’objet livre et sa présentation théâtralisée. Les secondes bac pro Métiers de la Mode– Vêtements, du lycée professionnel Édouard Branly, se sont attachées à concevoir une pochette en véritable velours Cosserat.

Faire l’histoire d’une entreprise locale de cette envergure a pour objectif de faire se rencontrer ceux qui la font avec ceux qui l’ont vécue. Ou quand l’histoire rencontre la mémoire...

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64-71
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76-83
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Le neuvième prix CILAC pour l’encouragement des jeunes chercheurs et jeunes chercheuses en patrimoine industriel a été remis le 28 mai 2021. En raison de la pandémie, la séance d’attribution du prix qui aurait dû se tenir en décembre 2020 a été reportée au printemps 2021. Elle s’est déroulée en visioconférence.

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82-88
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126-127
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66-69
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62-65
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8-15
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44-51
Résumé

Présentes un peu partout dans les paysages montagnards, les conduites forcées sont des composantes essentielles des aménagements des hautes chutes qui se sont multipliées dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Ce sont des objets techniques plus complexes qu’il ne parait. Ils ont fait l’objet d’améliorations continues, dans le choix du métal, la façon d’assembler leurs éléments, les manières de les installer… Le principal acteur de cette épopée fut l’entreprise Bouchayer-Viallet de Grenoble. Il en subsiste quelques traces patrimoniales, un bâtiment de son usine sur les berges du Drac, qui, devenu Le Magasin, abrite aujourd’hui un centre d’art contemporain, et, ici et là, dans la montagne, des conduites, souvent encore en activité.

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18-27
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168-173
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58-63
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La forme à papier est un objet peu étudié. L’Association française pour l’Histoire du Papier et de la Papeterie (AFHÉPP) vient d’éditer un numéro spécial autour du sujet comprenant un lexique, un répertoire des formaires, un protocole de description et des explications illustrées. Le protocole de description de formes papetières est le résultat d’une réflexion collective menée par un groupe de travail de l'association composé de Jean-Louis Estève, Claire Bustarret, Josette Telford et Nadine Dumain.

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138-145
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Le Musée de La Poste, inauguré en 1946 dans un petit hôtel particulier, déménagea en 1973 au 34 boulevard de Vaugirard, à côté de la gare Montparnasse, dans un vaste bâtiment conçu pour l’accueillir par l’architecte André Chatelin (1915-2007), au style emblématique de l’architecture de béton des années 1970 dite « brutaliste ». Au début des années 2010, la législation sur l’accessibilité des lieux publics aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite imposait de revoir totalement l’organisation des lieux. En 2012, l’Atelier Jung Architectures (Architecte : Frédéric Jung, scénographes : Claudine Dreyfus et Isabelle Devin) fut désigné pour mener à bien le projet de réaménagement qui a démarré au printemps 2015 pour s’achever à l’automne 2019. Outre ses 1000 mètres carrés d’exposition permanente, le musée propose à ses publics un espace d’exposition temporaire de 500 mètres carrés au rez-de-chaussée, deux ateliers pédagogiques, des espaces privatisables proposant une vue panoramique sur Paris au 7e étage et une boutique. Pour les chercheurs, un centre de ressources imprimées et documentaires viendra prochainement compléter l’offre.

L’article présente successivement les trois plateaux d’exposition permanente (« La conquête du territoire », « Des Hommes et des métiers », « La Poste, l’art et le timbre ») et les collections choisies pour illustrer les différents propos.

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6-15
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Au mois de mars 2021, le président de l’association Respect et sauvegarde du patrimoine et de l'environnement des communes du territoire hamois (RESPECTH), Michel Souchon, contactait le CILAC pour l’alerter sur le sort funeste réservé à un joyau de l’industrie sucrière picarde, la sucrerie d’Eppeville, construite en 1922 par l’architecte Georges Lisch, avec les dommages de guerre du premier conflit mondial.


En octobre 2021, la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture émettait un avis favorable à l’inscription de la totalité du site au titre des Monuments historiques. Depuis, nous sommes dans l’attente de la publication de l’arrêté d’inscription signé par le préfet de Région, M. Georges-François Leclerc.


Cet article revient sur l’histoire du site et les enjeux de cette préservation. Il s’attache à retracer l’histoire industrielle du site, les démarches menées pour le sauver et celles en cours pour lui trouver de nouvelles fonctions.

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92-97
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64-65
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L’arrêté d’inscription du 3 août 2022 concernant la protection du site emblématique
des Batignolles-Nantes avait réjoui les associations du patrimoine industriel. Le numéro 80 de notre revue, daté de juin 2022, en a fait sa « une ».
Or, dès le mois d’avril 2023, des riverains ont signalé des intrusions et dégradations sur la partie sud-est de la parcelle qui est en attente de reconversion.
L’Association Entreprises et Patrimoine industriel, présidé par notre ami Arnaud Biette, et le collectif des associations du patrimoine nantais, alertent d’abord le propriétaire qui est un promoteur vendéen, puis la direction régionale des affaires culturelles, les élus de la ville et d’autres associations du patrimoine.

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137-142
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46-53
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40-49
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Héritier lointain du « castellum divisorium » romain, dont il conserve le principe de fonctionnement, le château d’eau réapparaît dans le paysage géographique, sociétal et économique de la France au XIXe siècle. L’hygiène devient un enjeu de société alors que se développent le chemin de fer et ses locomotives à vapeur. Chaque structure se dote d’un réservoir : gares (pour les locomotives à vapeur), hôpitaux, casernes, prisons, écoles…
 

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Titre
Numéro 85 Patrimoine Industriel (pdf)
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68-77
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Le site de la Cour de Lorraine à Mulhouse (Haut-Rhin) a fait l’objet d’une fouille archéologique préventive en 2015. Outre la mise au jour d’une occupation antique et de la muraille médiévale de la ville, cette opération a permis la redécouverte du passé industriel de la Cour de Lorraine, qui accueille une école depuis le dernier quart du XIXe siècle.
Les vestiges de bâtiments liés à une manufacture d’impression sur étoffe de la seconde moitié du XVIIIe siècle, oeuvre de Jean-Henri Dollfus, ont pu être partiellement appréhendés, de même que ceux d’une filature édifiée au début du XIXe siècle par Nicolas Koechlin.
Si les bâtiments industriels étaient connus par diverses sources iconographiques et écrites, l’archéologie a contribué à préciser, outre l’évolution des matériaux et des modes de construction, des aspects moins documentés, comme la gestion de l’eau sur le site ou les modes de production d’énergie. Trois socles maçonnés de machines à vapeur, installés successivement entre 1820 et 1870, témoignent ainsi des mutations technologiques à l’oeuvre dans le courant du XIXe siècle.

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58-65
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Fondée en 1920 par deux Gadz’Arts, l’entreprise Merlin & Gerin, portée par le développement continu des usages de l’électricité, a connu une rapide croissance. Elle devint après la Seconde Guerre mondiale un des premiers employeurs de l’agglomération grenobloise, avec un important patrimoine immobilier combinant constructions ex nihilo et réutilisation de bâtiments anciens. Après son intégration dans le groupe Schneider en 1992, l’entreprise connut de profondes mutations sur un périmètre d’activité devenu mondial. De son important patrimoine historique grenoblois, il ne subsiste pratiquement aujourd’hui que le seul laboratoire d’essais Volta, qui a récemment fêté son centenaire.

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32-39
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À la faveur des innovations techniques introduites par la révolution industrielle, l’industrie textile héricourtoise connaît une croissance effrénée avant de décliner à partir du milieu des années 1950. Les usines ferment les unes après les autres. Les friches qui en résultent sont résorbées pour laisser place à des équipements publics, des commerces de proximité et des logements. Deux sites industriels ont échappé aux démolitions, celui du Pâquis, où une manufacture Hermès est installée depuis 2015 et, tout proche d’Héricourt, celui de l’usine de Chevret. La cheminée du tissage de la Petite-Pré, un élément significatif de l’ère industrielle, a également été préservée.
 

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66-73
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Parmi les trésors d’architecture que compte la ville de Poissy, dans les Yvelines, la Maison de Fer est l’un des éléments les plus atypiques. Cet édifice emblématique est un bâtiment de la fin du XIXe siècle, qui tient son nom des matériaux utilisés pour sa construction. Sa structure, tout comme ses murs et sa toiture, sont entièrement faits de métal. L’originalité de cette ancienne maison de villégiature repose sur la technique avec laquelle elle a été construite : un système de construction par tôles embouties, breveté par l’ingénieur belge Joseph Danly. La Maison de Fer est l’un des rares témoignages d’une époque industrielle florissante, au tournant du XXe siècle, où les constructions métalliques étaient synonymes d’innovation, de modernité et de confort, ce qui lui a valu son inscription sur la liste des Monuments historiques en 1975.

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88-99
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Dans les années 1980, la ville de Vierzon (Cher) jusqu’alors dotée d’une industrie florissante, doit faire face à un phénomène de désindustrialisation rapide. Le processus de patrimonialisation mis en oeuvre dès le début des années 2000 concerne le patrimoine matériel mais s’interroge également sur les conditions de sauvegarde d’un patrimoine immatériel. Une collaboration initiée dès 2010 entre la ville de Vierzon, son musée et des sociologues de l’Université de Tours, donnera lieu en 2015 au projet de recherche Memoviv. L’ambition est de recueillir et de partager la mémoire du travail à Vierzon au travers d’entretiens filmés et de leur mise à disposition vers un public de chercheurs, mais aussi d’amateurs. Le recours au film apporte une contribution utile à la connaissance et à la médiation du patrimoine industriel vierzonnais. Une archive inédite, par le nombre d’entretiens environnés scientifiquement (une centaine d’heures de témoignages), est aujourd’hui consultable en ligne. En prenant l’exemple de la mémoire du travail de la société américaine Case, ex -Société Française de Matériel Agricole et Industriel dont une majorité des bâtiments a été conservée et une partie est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, nous montrons que l’existence de traces matérielles constitue un véritable atout pour la recherche, en particulier par leur rôle dans la réactivation de la mémoire.

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48-55
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Oeuvres d’Auguste Cornu, les sculptures en bronze à patine brune ont été réalisées en 1910, se situant peu de temps après les projets ou les réalisations des grands monuments élevés en l’honneur du travail et des travailleurs par les sculpteurs Jules Dalou, Auguste Rodin ou Constantin Meunier. Le lamineur, le cingleur et le rouleur de boule ne sont pas des allégories mais au contraire des représentations fidèles des travailleurs de la grande forge du Creusot. Grâce aux vêtements, aux équipements représentés ainsi qu’aux attitudes, les ouvriers sont parfaitement identifiables. Le réalisme des sculptures séduit Eugène II Schneider qui les commande à l’artiste pour orner le hall de l’entreprise et décorer ses bureaux parisiens.

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58-63
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54-57
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27-35
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21-28
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16-19
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L’arrivée d u chemin de fer à Grenoble en 1858 ordonne la géographie industrielle de la ville. Des industries s’installent vers l’ouest de la ville dans ce qui deviendra le quartier Berriat. Vers 1900, une nouvelle génération de grandes usines, comme celles de Bouchayer et Viallet, vient s’y implanter sur les berges du Drac. Au cours de l’entredeux-guerres, le maire socialiste, Paul Mistral cherche à développer encore l’industrialisation à Grenoble et charge l’architecte-urbaniste Léon Jaussely, déjà responsable de l’aménagement de l’exposition de 1925, d’établir un plan d’extension. Celui-ci oriente la croissance industrielle vers le sud de la ville, au-delà des anciennes fortifications.

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126-157
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Référence
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Titre
Numéro 78 Patrimoine Industriel (pdf)
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130-137
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En 1978, l’auteur de cet article découvre qu’un bâtiment près de chez lui était à l’origine une gare ferroviaire construite à Paris à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878 par Juste Lisch, architecte, notamment, de la gare Saint-Lazare. En 1897, elle avait été démontée et reconstruite à Asnières en banlieue nord-ouest, où elle remplaçait des ateliers en bois détruits lors d’une tempête. De 1924 à 1936, le bâtiment fut utilisé comme gare terminus de la première ligne électrifiée au départ de Paris-Saint-Lazare. Menacée ensuite de démolition, la gare est finalement inscrite au titre des Monuments historiques en 1985. Mais, au cours des années suivantes, aucun projet de reconversion n’aboutit et le bâtiment tombe en ruine. Un jeune entrepreneur installé à Asnières voyait la gare tous les matins depuis chez lui et commence à alerter l’opinion et à interpeller les élus locaux, notamment le maire d’Asnières. En 2018, le site figure parmi les lieux retenus pour le concours d’architecture « Inventons la Métropole du Grand Paris ». L’équipe d’architectes et d’experts constituée par l’entrepreneur emporte le concours pour la gare avec un projet intitulé « Cité du voyage et de l'entrepreneuriat ». Celui-ci conserve la structure historique du bâtiment en y insérant des espaces tertiaires et d’accueil du public. Restaurée à sa gloire d’antan, la gare reconvertie devrait être réouverte fin 2022.

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6-9
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Jean Pierre Houssel, professeur émérite à l’Université Lumière Lyon 2, nous a quitté le 19 avril 2020 à Lyon à l’âge de 85 ans.
Géographe, il a enseigné la géographie et l’aménagement du milieu rural à la faculté des lettres de Lyon puis à l’Université Lumière Lyon 2.

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40-47
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Construite en 1888, l’usine des Cafés Patin, située entre les Batignolles et la plaine de Monceaux dans le XVIIe arrondissement de Paris, est l’un des rares témoignages subsistant du passé industriel de ce quartier.


Elle a été inscrite au titre des monuments historiques en 2021.

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10-11
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22-31
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Le n° 157 de la rue du Temple au cœur du 3e arrondissement de Paris est un vestige remarquable de l’artisanat du Marais au XX e siècle. Depuis 1900, ses murs abritent la maison Lapparra, orfèvrerie fondée en 1895 par Antoine Lapparra.
Spécialisé dans l’art de la table et plus particulièrement dans la production de couverts, Lapparra est un des rares ateliers parisiens qui a su maintenir son activité sur son site historique pendant plus d’un siècle. Son histoire est étroitement liée à celle du quartier du Temple, autrefois centre majeur de production pour l’orfèvrerie et la bijouterie-joaillerie. Aujourd’hui le site de la rue du Temple concentre et conserve un patrimoine exceptionnel, témoin des techniques d’orfèvrerie du XXe siècle qui illustrent parfaitement l’équilibre entre artisanat et industrialisation propre à ce début de siècle.
Actuellement, la conservation du bâtiment et de ses équipements est au centre des préoccupations patrimoniales. Cet intérêt porté au 157 rue du Temple témoigne de l’importance de préserver non seulement les édifices mais aussi les collections mobilières qui y sont associées comme le fonds impressionnant de matrices (moules utilisés pour la production des couverts) de l’un des ateliers, qui compte plus de 2 000 pièces. La préservation de ce site dans son ensemble serait ainsi un moyen de garder en vie d’un des derniers té moins de la période industrielle du Marais.

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18-21
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Un partenariat public-privé auquel a participé Louis André alors jeune conservateur du patrimoine au Musée des Arts et Métiers.

Au cours de la célébration du dixième anniversaire de la Fondation de l’Automobile Marius Berliet à Lyon, le 14 mai 1992, sous la présidence effective de Jean Favier, membre de l’Institut et directeur général des Archives de France, le président-fondateur Paul Berliet (1918–2012) a restitué la voiture Berliet n° 2 de 1897 à Dominique Ferriot, directrice du Musée National des Techniques accompagnée de Louis André, responsable des collections Communication & Transport.

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81 - décembre 2022 - patrimoine - industriel - pdf
Titre
Numéro 81 Patrimoine Industriel (pdf)
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78-81
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10-19
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Vice-président du CILAC depuis 2009, notre ami Antoine Monnet nous a quittés sans crier gare le 2 décembre 2019, à 63 ans. Passionné par le patrimoine industriel, il en avait fait son cheval de bataille, liant son tempérament collectif à ses talents d’architecte DPLG. Le CILAC a décidé de lui rendre hommage dans ces pages, en ouvrant largement ses colonnes à ses amis, dont la diversité se double de ce goût commun pour les vestiges industriels. Leurs textes s’entrelacent au fil de notre plume, afin de dessiner un portrait à multiples mains, sensible et chaleureux comme l’était Antoine. Un grand merci à son fils, Léo, pour avoir contacté les un.e.s et les autres, ainsi qu’à Chrystel, Mickaël et Fanny.

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42-50
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128-135
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36-41
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88-95
Résumé

Mettre en lumière la diversité des entreprises industrielles présentes en Savoie par la mise à disposition d’archives à destination des chercheurs et des curieux est un des défis des Archives départementales. Cet article présente un état des lieux des sources sur l’histoire industrielle en Savoie conservées par le service avec notamment des fonds sur l’industrie chimique et métallurgique ou l’hydroélectricité. Néanmoins, des thématiques sont peu représentées et donc susceptibles d’intéresser les Archives départementales, qui œuvrent à la préservation de la mémoire industrielle en Savoie.
L’établissement d’une politique de collecte a permis de cibler les lacunes : l’industrie agro-alimentaire est par exemple une thématique concernée. Le rôle des archivistes est essentiel puisqu’ils accueillent et accompagnent les propriétaires d’archives dans leur démarche de sauvegarde historique, classent et inventorient les fonds afin qu’ils soient accessibles à tous en salle de lecture.

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74/75-juin- decembre-2018-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 74/75 Patrimoine Industriel (pdf)
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86-96
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38-43
Résumé

À la fin du XIXe siècle, la vallée de la Romanche, rivière alpine qui se jette dans le Drac en amont de Grenoble, voit la création de nombreuses usines, d’abord des papeteries puis des usines électrométallurgiques et électrochimiques. Le nom de l’ingénieur Charles-Albert Keller (1874- 1940), inventeur de fours électriques, est spécialement associé à cette industrialisation, portée par la houille blanche. Plusieurs de ses centrales ont disparu depuis 2020 mais le musée de la Romanche à Rioupéroux conserve une collection exceptionnelle de photos et de maquettes qui montrent différents aspects de la production et de la conception des usines Keller, ainsi que des paysages des massifs autour de Grenoble.

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78-87
Résumé

À partir de 1828, le bassin de Decazeville-Aubin a été un des berceaux de l’industrie métallurgique française grâce à l’initiative d’Élie Decazes secondé par l’ingénieur François Cabrol et la présence d’importants gisements de charbon et de minerais. En dépits de la prise de conscience précoce de l’intérêt à conserver des traces de ce passé industriel le chevalement du puits Central et le bâtiment des soufflantes de Decazeville n’ont été inscrits au titre des Monuments historiques que le 17 décembre 2019.


Pourtant dès 1989, une première procédure de protection avait été engagée dans un contexte difficile de reconversion économique, suivi de plusieurs tentatives infructueuses de patrimonialisation des éléments encore debout. Ces deux équipements demeurent aujourd’hui les rares vestiges ayant survécu au démantèlement complet de toutes les installations industrielles et minières, suite aux fermetures des années 1980. Cet article revient sur cette longue procédure, en tentant d’en analyser les vicissitudes.

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7-14
Résumé

Depuis quelques décennies, les aménagements hydrauliques des cours d'eau français, et les 6 000 seuils des moulins en particulier, sont devenus dans le cadre de l'application de la Directive Cadre sur l'Eau (2000) et de son prolongement – la restauration écologique des cours d’eau – l'objet de débats voire de polémiques. Ressource et patrimoine pour les uns, ils sont réduits par d'autres à un rôle d'obstacle à la continuité sédimentaire et biologique des cours d'eau, quel que soit le contexte géographique. La parole des scientifiques est mise en doute par l'administration qui malgré ses déclarations en faveur d'une concertation et pour une « politique apaisée de la restauration de la continuité écologique », n'hésite pas à prendre des décisions unilatérales, dont un décret en date du 30 juin 2020 qui supprime l’autorisation jusque-là nécessaire pour détruire tout ouvrage situé dans le lit mineur des cours d'eau.

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