Le 18 juillet 1489, Jean Valeyse paye un cens de 2 sols 6 deniers au prieur de Saint-Léonard-de-Noblat sur un terrain au bord du ruisseau du Tard près de sa confluence avec la Vienne, là où il va construire son moulin à papier ! C’est en quelque sorte l’acte de naissance du Moulin du Got, appelé aussi en ses débuts « le moulin des planches de Marsac » (village situé juste au-dessus) et de la papeterie qui n’a cessé son activité qu’en 1954.
Ce petit moulin à papier à une cuve fait partie des 24 papeteries recensées autour de la cité médiévale de Saint-Léonard en 1780. On y a fabriqué du papier de chiffon « chanvre-lin », à la forme, à partir de vieux drapeaux ou peilles collectées dans un périmètre autour de Limoges allant jusqu’en Vendée. L’essentiel de la production au Got et dans les autres moulins du secteur était du « carré fin » ou « raisin » destiné aux imprimeurs, à 90% parisiens.