Résumé
Les bâtiments de ce qu’on appelle aujourd’ hui l’usine Coffy sont construits en 1856 pour accueillir un moulinage de soie. L’usine est équipée dès l’origine d'une machine à vapeur. À partir de la fin du XIXe siècle, le site accueille une fabrication de tresses et de lacets qui perdure jusqu'en 2023. L’avenir du site est incertain mais ses bâtiments et son exceptionnelle cheminée de section carrée sont en bon état et mériteraient une mesure de protection.
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La Tuilerie Briqueterie & Céramique de Râches, dans le département du Nord, est un ancien lieu de production industriel situé en périphérie du village à proximité du Parc archéologique Arkéos. Désormais dirigée et préservée par le propriétaire des lieux Gérard Duflot, cette usine de briques reste à ce jour l’un des seuls vestiges de l’épopée industrielle de Râches au cours des XIXe et XXe siècles. L’établissement entame depuis deux ans une reconversion progressive en espace culturel dédié aux visiteurs désireux de découvrir ces savoir-faire enfouis. À ce titre, des visites guidées sont d’ores et déjà proposées chaque année lors des Journées européennes du Patrimoine.
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Retardé d’un an en raison de la pandémie, ce grand congrès de The International Committee for the Conservation of the Industrial Heritage (TICCIH) a pu avoir lieu à Montréal du 28 août au 3 septembre 2022. L’année supplémentaire d’attente a été mise à profit pour parfaire l’organisation de l’évènement, irréprochable de tous les points de vue, autant pour la qualité des échanges intellectuels que pour les moments conviviaux. Félicitations aux comités organisateur et scientifique et notamment à Lucie K. Morisset, titulaire de la chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), à Alain Gelly, président de l’association québécoise pour le patrimoine industriel et à Miles Oglethorpe, président du TICCIH.
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Référence
AIF-15-juin-1987-pdf
Titre
AIF numéro 15 - juin 1987 (pdf)
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Résumé
La fermeture (1984) puis la destruction (1989) de l’usine de Bozel-Villard du Planay a généré un paysage industriel dont le principal élément est désormais absent. Logements, centrales hydroélectriques, infrastructures de transport, équipements collectifs sont bel et bien visibles et font l’objet d’une reconnaissance voire d’une valorisation patrimoniale alors que le site de l’usine a été en partie réoccupé. Implantées pour exploiter les chutes d’eau de cette vallée de Savoie, l’usine de carbure de calcium ( 19 0 0) e t l’ usine chimique (1906) ont vu leur développement contraint par le site mais également par l’insertion dans les réseaux industriels de la chimie. Dans les années 1990, une première patrimonialisation a été centrée sur la mémoire sociale ouvrière dans un centre d’interprétation municipal dénommé « Garage de l’Électrobus ». Du fait des conséquences environnementales persistantes de cette industrie chimique et d’un repositionnement stratégique visant à accueillir un public plus large, une démarche de « re-patrimonialisation » a intégré l’industrie chimique dans un propos centré sur l’hydraulique, à l’image de la transformation de la structure de référence en « Galerie Hydraulica ». Sans effacer les traces du passé chimique, cet exemple illustre les stratégies mises en œuvre pour composer avec un héritage toxique dans la reconnaissance du patrimoine industriel.
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Ce garage situé à Lézignan-Corbières (Aude) a été construit en 1932 pour Clément Robert, concessionnaire très prospère de la marque Citroën et propriétaire de plusieurs garages dans l’Hérault et l’Aude. C’est un personnage assez original pour le commerce d’automobiles, issu d’une famille e musiciens et formé lui-même comme pianiste. Son garage est construit selon les plans d’un architecte local mais l’édifice sur rue, comportant un hall public flanqué de magasins d’exposition, semble avoir été dessiné par le service d’architecture de la Société anonyme André Citroën, dirigée, à Javel, par Maurice-Jacques Ravazé. Menacé de démolition en 2021, le garage a été protégé au titre des Monuments historiques en 2022, une inscription englobant le bâtiment sur rue mais pas l’atelier sous sheds derrière.
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En 1849, Étienne-Claude Grammont crée les établissements Grammont, à Pont-de-Chéruy (Isère), sur les bords de la Bourde. Cet établissement comprend des ateliers de fonderie, de laminage et de tréfilage destiné à produire des fils métalliques pour l’industrie textile. Étienne Grammont a été lui-même formé dans la société Gindre-Duchavany (entreprise en lien avec la soierie lyonnaise) où il a exercé en tant que contremaître avant de créer sa propre entreprise.
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En nous plongeant dans quarante années de quasi-disparition des mines de fer et de la sidérurgie en France, « Patrimonialiser la désindustrialisation ? » interroge les choix de reconversion des vallées de la Fensch (Hayange, Algrange, Florange, Uckange…) et de la Chiers (Longwy…) en Lorraine et leur impact mémoriel. Aidées par la géographie et l’histoire, l’analyse des politiques d’aménagement et une enquête auprès des habitants interrogent les paysages sur la manière dont ils influencent la préservation et la dissémination des mémoires locales de l’industrie.
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Tout moulin à papier, quelle que soit sa taille, étant consommateur de formes, étudier la vie des hommes de métier qui ont assuré la production de cet indispensable filtre est l’objectif poursuivi dans l’article qui suit. Dénombrer les individus, connaître leurs origines, explorer leurs liens avec le marché du fil d’archal, matériau de base, décrypter les obscurités de la formation, repérer les traces de la mobilité de certains d’entre eux, analyser les critères de leur savoir-faire, peuvent contribuer à une meilleure compréhension de l’évolution du monde du papier au cours de la période moderne. Cette étude vient compléter le répertoire paru dans le CahierS n° 3 de l’AFHÉPP. Elle vise à aider la recherche au service de l’immense réservoir des papiers conservés.
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À la croisée du patrimoine industriel et des arts décoratifs, la Maison Bergès abrite le Musée de la Houille blanche depuis sa réhabilitation complète en 2011. La Maison est située au coeur d’un ancien site papetier, créé à partir de 1869 par Aristide Bergès (1833-1904), au pied du massif de Belledonne, face à la Chartreuse, dans le département de l’Isère. Installé aujourd’hui dans la maison familiale et patronale, le musée retrace le parcours d’Aristide Bergès, sa vie de famille et met en avant les liens existants entre art et industrie à la Belle Époque. À travers ce parcours individuel, il s’agit d’évoquer plus largement les modes de vie et l’épopée industrielle de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. La Maison Bergès appartient aujourd’hui au réseau des onze musées du Département de l’Isère.
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Présentes un peu partout dans les paysages montagnards, les conduites forcées sont des composantes essentielles des aménagements des hautes chutes qui se sont multipliées dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Ce sont des objets techniques plus complexes qu’il ne parait. Ils ont fait l’objet d’améliorations continues, dans le choix du métal, la façon d’assembler leurs éléments, les manières de les installer… Le principal acteur de cette épopée fut l’entreprise Bouchayer-Viallet de Grenoble. Il en subsiste quelques traces patrimoniales, un bâtiment de son usine sur les berges du Drac, qui, devenu Le Magasin, abrite aujourd’hui un centre d’art contemporain, et, ici et là, dans la montagne, des conduites, souvent encore en activité.
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La tour d'orientation, monument emblématique de la ville de Grenoble, imaginée et construite par Auguste Perret en 1924 pour l'Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme de 1925, a donné les premiers signes de dégradation de ses bétons extérieurs dans les années 1950. La sauvegarde de cet édifice, bientôt centenaire, a débuté en septembre 2023 après validation d’un protocole de restauration inédit. Restituer la Tour dans sa fonction de pôle d'orientation, avec une réouverture au public, un belvédère, une table d'orientation tel est l'enjeu de la restauration qui aboutira début 2026. Ce chantier d'ampleur en ce qui concerne la restauration des bétons, discipline jeune en perpétuelle évolution, suscite des questionnements à la fois techniques et déontologiques partagés au sein d'un comité technique et mobilisant des partenaires financiers publics et privés. À l'issue d’un chantier test, pour valider in situ le protocole de restauration, le projet a été entériné au regard de la charte de Venise (Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites historiques) La restauration du patrimoine en béton du XXe siècle est devenue un enjeu patrimonial et un défi technique international pour le XXIe siècle. La tour Perret de Grenoble apporte à travers le chantier de restauration, des connaissances scientifiques et participe ainsi à relever le défi de la restauration du béton armé.
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La période de la carrière de Louis André que je vais évoquer devant vous aura, je pense, laissé des traces tangibles dans l’évolution de sa vie professionnelle ultérieure et, à coup sûr, aura marqué une équipe dans laquelle il s’est investi pendant huit années. Je ne vais pas vous raconter en détail ces années, de 1991 à 1999, qu’il a passées au musée des Arts et Métiers, mais revenir plutôt sur quelques moments forts de cette aventure unique, sur ce que Louis a apporté au projet de rénovation et, sans doute, ce qu’il a pu en retirer par la suite.
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La forme à papier est un objet peu étudié. L’Association française pour l’Histoire du Papier et de la Papeterie (AFHÉPP) vient d’éditer un numéro spécial autour du sujet comprenant un lexique, un répertoire des formaires, un protocole de description et des explications illustrées. Le protocole de description de formes papetières est le résultat d’une réflexion collective menée par un groupe de travail de l'association composé de Jean-Louis Estève, Claire Bustarret, Josette Telford et Nadine Dumain.
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