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Résumé
En Franche-Comté, les campagnes de prospections archéologiques conduites au cours des dernières décennies ont permis de reconnaître l’emplacement d’environ 200 ateliers de réduction du minerai de fer. Une véritable concentration de sites est connue au sud-ouest de Besançon, dans la zone dite « de Berthelange », tandis que les autres sont isolés et assez largement dispersés. Les analyses radiocarbone ont permis d’en dater quarante-six et de brosser à grands traits l’évolution des activités sidérurgiques anciennes, pour une période comprise entre le VIIIe s. av. n. è. et le XIVe s. de n. è. Ces travaux documentent ainsi l’existence d’une production dans des « bas fourneaux » où une masse de fer hétérogène est produite à l’état solide, sans passer par l’étape de la fonte. L’objet de cet article est de présenter les derniers résultats des recherches, qui modifient substantiellement notre perception de la chronologie de la production du fer dans cette région.
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Résumé
L’industrie a marqué de son empreinte les paysages, ruraux ou urbain et matériels autant qu’immatériels. Mais à l’heure où l’Anthropocène est stigmatisé, il est devenu difficile aujourd’hui d’avoir une représentation concrète de ce temps héroïque où l’on célébrait l’industrie et son emprise sur l’environnement comme l’épopée du progrès humain.
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Résumé
Le site des Forges de Grandvillars, créé en 1673, est l’un des plus anciens de France toujours en activité. Sa pérennité est la conséquence des difficultés auxquelles se sont heurtés ses exploitants successifs, d’abord pour avoir accès au minerai, ensuite pour l’écoulement de leur production : une dynamique permanente de l’innovation a permis d’augmenter régulièrement la valeur ajoutée. On passe ainsi, dès le début du XVIII e siècle, de la grosse forge initiale à la tréfilerie, qui adopte à la veille de la Révolution de nouvelles techniques aptes à la fabrication d’un fil propre à la production industrielle de vis. En 1828, des brevets établis avec l’appui des Arts et Métiers de Châlons permettent de passer à la boulonnerie et d’assurer l’essor du site. Des diversifications, toujours basées sur le travail du fil d’acier, s’opèrent avant la Grande Guerre vers les hameçons, après la Seconde Guerre mondiale vers les baguettes de soudure. La résistance à la mondialisation est permise par le passage de la visserie standard aux fixations de haute technologie pour l’automobile, au sein du groupe LISI. Chacune de ces étapes voit une évolution de la trame bâtie du site, la dernière étape étant une restructuration complète opérée à partir de 2010 par le recours à l’économie mixte, qui assure le maintien de la production industrielle et l’implantation de fonctions tertiaires supérieures dans une commune de 3 000 habitants à l’écart des métropoles.
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Résumé
Les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, s’appuyant sur le service régional de l’Inventaire général du patrimoine culturel et bénéficiant de multiples appuis, portent depuis 2008 la réalisation d’un inventaire sur le thème de l’eau, qui concerne notamment les aménagements en lien avec la mise en valeur du potentiel énergétique du réseau hydrographique. Ce potentiel apparaît connu de longue date et sa valorisation s’est effectuée en longue durée et souvent dans un esprit de continuité. Au-delà de l’abondance, de la richesse historique et de la diversité des solutions techniques adoptées, les premiers résultats de l’étude menée dessinent une carte des implantations ainsi qu’une typologie dominée par les moulins à farine et ceux à huile de noix, les scieries, les usines métallurgiques et les aménagements hydroélectriques.
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