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82-87
Résumé

L’achèvement de la ligne ferroviaire internationale du Mont-Cenis en 1871 puis l’e ssor de la houille blanche et des industries électrométallurgique, électrochimique et électrotechnique dans les vallées alpines à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle ont déterminé l’évolution sociale, économique et technologique de la Savoie après son rattachement à la France en 1860.
Dans le dernier quart du XXe siècle, quelques édifices ou ouvrages d’art témoins du passé industriel et ferroviaire savoyard ont bénéficié d’une première protection au titre des Monuments historiques. Depuis 1999, quelques « objets mobiliers » – machines-outils, engins mécaniques, matériel technologique ou scientifique, œuvres d’art – significatifs de l’histoire industrieuse et industrielle pionnière des vallées ont été caractérisés puis protégés ou labelisés ; certains ont été muséifiés marquant tout l’intérêt culturel porté au « PIST ».
Ce patrimoine contemporain porteur d’une dimension artistique et sociale, est le fruit d’une aventure humaine ouvrière et d’initiatives industrieuses ou industrielles, de commandes d’entreprises ou de syndicats, il rappelle l’importance historique des industries liées au transport, à l’alimentation, à la houille blanche ou

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Référence
69-decembre-2016-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 69 Patrimoine Industriel (pdf)
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98-103
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6-15
Résumé

Au péril de l'innovation et de la désindustrialisation : Le patrimoine industriel de la chimie, un domaine à explorer

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66-67
Résumé

Aujourd’hui mondialement connu, le couteau Opinel® a été conçu en 1890 par Joseph Opinel (1872-1960) dans la forge familiale du hameau de Gévoudaz. Dès l’installation de la première usine Opinel en 1901, le fondateur invente des machines spécifiques pour la production de ses couteaux. Ce développement technique s’intensifie après le déménagement de l’entreprise à Cognin en 1915, assurant ainsi son essor commercial au XXe siècle.
Les origines et l’ancrage territorial figurent d’une manière importante dans la stratégie de communication mise en place depuis la fin du siècle dernier. Celle-ci met notamment en avant l’héritage artisanal, les paysages ruraux alpins ainsi que le fondateur et l’année 1890. Ces éléments sont explicitement référencés dans des séries de couteaux et présentés dans la PLV, sur le site Internet et au musée Opinel. L’évolution technique et industrielle est actuellement moins présentée, mais à terme elle pourrait compléter la valorisation actuelle.

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29-35
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108-115
Résumé

Compte tenu de ses caractéristiques (taille, encombrement, poids), le patrimoine technique pose intrinsèquement la question de sa nature « mobilière ». Les équipements de production et de transformation de la matière constituent un aspect central du patrimoine industriel, donnant aux ateliers leur fonction, donc leur sens. Leur conservation est donc étroitement liée à celle des bâtiments qui les abritent. La désindustrialisation a été fatale tant pour le patrimoine immobilier que pour les équipements techniques, qui ont très fréquemment été revendus ou ferraillés. Rares sont les cas où le matériel a pu être transmis, a fortiori in situ. En Franche-Comté, le maintien tardif de certaines activités, parmi lesquelles dominent la meunerie et la métallurgie, a parfois permis le maintien sur place du matériel (taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne, saline de Salins-les-Bains), mais l’intérêt manifeste pour ce patrimoine n’a pas toujours suffi à éviter leur disparition (forge Clément à Corravillers). En outre, leur présentation au public pose des questions spécifiques de médiation, donc des moyens nécessaires pour expliciter leurs actions et leurs fonctions.

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28-35
Résumé

Si thermalisme, architecture suggestive et tourisme vont de pair dans les études historique réalisées, les aspects patrimoniaux de nature techniques restent largement dans l’ombre. Un chantier en cours à Aix-les-Bains permet de découvrir les traces des circuits que suivaient les eaux thermales nécessaires aux soins. Ils témoignent d’une histoire riche et continue d’améliorations techniques. L’exploitation de ces eaux ne put être réalisée qu’avec le concours d’un ensemble discret d’ingénieurs, de techniciens hydrauliciens et de plombiers. Tout un travail de l’ombre accompagna le développement de l’infrastructure en lien avec l’évolution des techniques thermales, pour lesquelles l’établissement, propriété de l’État pendant 150 ans (1860-2011), a toujours cherché à s’imposer comme la référence nationale.

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