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Résumé
Fleurons de la construction en fer et en verre, les « grandes halles voyageurs » dans les gares sont un des emblèmes de l’industrialisation au XIXe siècle. L’histoire de ce patrimoine et son état sont des informations essentielles pour imaginer leur devenir. Alors qu’elles ont su maintenir leur place sur le réseau pour des raisons tant fonctionnelles que structurelles et culturelles, la clé de leur durabilité pourrait aussi être leur capacité à répondre aux défis environnementaux actuels.
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Résumé
Les postes d'aiguillage veillent depuis 170 ans sur la sécurité des circulations ferroviaires, expédiant les bons trains, au bon endroit, au bon moment, dans un ballet permanent, précis et minuté. Membres à part entière du paysage ferroviaire traditionnel, au même titre que la maison de garde-barrière ou que la grue à eau, les postes d'aiguillage sont pourtant menacés par les derniers développements technologiques. Conscient de leur intérêt patrimonial, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, SNCF Réseau, dispose d'un très ambitieux programme de préservation de ces installations-clé : le programme « Postes remarquables ».
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Référence
80-juin-2022-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 80 Patrimoine industriel (pdf)
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Résumé
À côté des gares et de leurs bâtiments voyageurs, les rotondes ferroviaires appartiennent aux paysages du chemin de fer depuis les origines de ceux-ci. Rotondes ? La dénomination est réservée, paraît-il, aux structures dont la partie centrale est totalement couverte d’une coupole, abritant le pont tournant et les voies qui rayonnent autour de lui : sans cette toiture, il s’agirait plutôt d’une remise circulaire, ou annulaire. La plupart des trains que nous prenons aujourd’hui – les trains de banlieue, les TER et les TGV – ne sont plus des trains remorqués par des locomotives comme auparavant, mais des rames automotrices indéformables, à double sens de marche. Elles rendent donc inutiles les rotondes et autres remises circulaires, destinées aux seuls engins moteurs. Dorénavant, grils de stationnement, remises et ateliers d’entretien ferroviaires sont de plan carré ou rectangulaire.
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Résumé
En 1908, le philosophe Alain écrivait dans son 72e « Propos » : « On dit souvent que le chemin de fer et les usines gâchent un beau site [...] Les oeuvres des hommes, quand je les rencontre dans la nature, me plaisent toujours, et d’instinct. Une profonde tranchée au milieu des bois, quatre rails d’acier, la bouche d’un tunnel, ce sont des beautés qui me saisissent [...] Sans doute beaucoup de gens n’éprouvent pas ce que j’éprouve parce qu’ils ne relient pas un train, un tunnel, une usine, à l’ordre universel ; pour moi je vois les hommes comme des forces naturelles, aussi naturelles, aussi nécessaires dans leur action que le feu intérieur, les volcans et l’orage » .
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Résumé
Le site des Forges de Grandvillars, créé en 1673, est l’un des plus anciens de France toujours en activité. Sa pérennité est la conséquence des difficultés auxquelles se sont heurtés ses exploitants successifs, d’abord pour avoir accès au minerai, ensuite pour l’écoulement de leur production : une dynamique permanente de l’innovation a permis d’augmenter régulièrement la valeur ajoutée. On passe ainsi, dès le début du XVIII e siècle, de la grosse forge initiale à la tréfilerie, qui adopte à la veille de la Révolution de nouvelles techniques aptes à la fabrication d’un fil propre à la production industrielle de vis. En 1828, des brevets établis avec l’appui des Arts et Métiers de Châlons permettent de passer à la boulonnerie et d’assurer l’essor du site. Des diversifications, toujours basées sur le travail du fil d’acier, s’opèrent avant la Grande Guerre vers les hameçons, après la Seconde Guerre mondiale vers les baguettes de soudure. La résistance à la mondialisation est permise par le passage de la visserie standard aux fixations de haute technologie pour l’automobile, au sein du groupe LISI. Chacune de ces étapes voit une évolution de la trame bâtie du site, la dernière étape étant une restructuration complète opérée à partir de 2010 par le recours à l’économie mixte, qui assure le maintien de la production industrielle et l’implantation de fonctions tertiaires supérieures dans une commune de 3 000 habitants à l’écart des métropoles.
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Résumé
L’industrie a marqué de son empreinte les paysages, ruraux ou urbain et matériels autant qu’immatériels. Mais à l’heure où l’Anthropocène est stigmatisé, il est devenu difficile aujourd’hui d’avoir une représentation concrète de ce temps héroïque où l’on célébrait l’industrie et son emprise sur l’environnement comme l’épopée du progrès humain.
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Résumé
Avec Louis – qui était mon collègue à l’université Rennes 2 et que j’estimais beaucoup pour sa grande gentillesse, son humour bonhomme et sa disponibilité – nous n’avons jamais parlé ensemble de notre intérêt commun pour l’industrie et les machines. Je n’ai lu ses livres Machines à papier (EHESS, Paris, 1996), L’Abbaye de Fontenay. De Saint Bernard au patrimoine mondial (Belin-Herscher, Paris, 2003) et Aristide Bergès, une vie d’innovateur. De la papeterie à la houille blanche (PUG, Grenoble, 2013) qu’après sa disparition. Il ne faut pas se fier au titre du deuxième de ses trois livres. Au XIXe siècle, l’Abbaye de Fontenay, entre sa première vie consacrée à la prière et sa troisième vie en tant que pièce du patrimoine mondial, a été une papeterie prospère envahie – église comprise – par des machines et qui, vers 1865, a employé plus de 200 personnes. Bref, les trois livres de Louis ne parlent que d’une seule et même chose : l’industrialisation du secteur de la papeterie. C’est sur Louis en tant qu’historien de la technique que portent ces quelques lignes.
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Référence
70-juin-2017-patrimoine-industriel-pdf
Titre
Numéro 70 Patrimoine industriel (pdf)
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Résumé
La mine de charbon de Beringen, située en région flamande dans la province de Limbourg, a cessé d’être exploitée en 1989. Cinq ans plus tard, en 1994, l’ensemble des bâtiments et des structures du site, y compris le lavoir à charbon, a été protégé au titre des monuments historiques. Récemment, toutefois, certaines parties du lavoir (sections 1 et 3) et leur équipement technique en particulier, ont été menacées de démolition.
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Résumé
En Franche-Comté, les campagnes de prospections archéologiques conduites au cours des dernières décennies ont permis de reconnaître l’emplacement d’environ 200 ateliers de réduction du minerai de fer. Une véritable concentration de sites est connue au sud-ouest de Besançon, dans la zone dite « de Berthelange », tandis que les autres sont isolés et assez largement dispersés. Les analyses radiocarbone ont permis d’en dater quarante-six et de brosser à grands traits l’évolution des activités sidérurgiques anciennes, pour une période comprise entre le VIIIe s. av. n. è. et le XIVe s. de n. è. Ces travaux documentent ainsi l’existence d’une production dans des « bas fourneaux » où une masse de fer hétérogène est produite à l’état solide, sans passer par l’étape de la fonte. L’objet de cet article est de présenter les derniers résultats des recherches, qui modifient substantiellement notre perception de la chronologie de la production du fer dans cette région.
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Résumé
LES PATRIMOINES DE LA SNCF ENTRETIEN AVEC FLORENCE BRACHET CHAMPSAUR, CHEFFE DU SERVICE PATRIMOINE ET MÉCÉNAT, SNCF
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Résumé
Au cours du XIX e siècle, les villes françaises de Roubaix et Tourcoing dans le département du Nord sont devenues l’un des plus importants centres des industries textiles en Europe. Ses filatures et tissages attiraient des dizaines de milliers d’ouvriers, venant pas seulement de France mais aussi de la Belgique, à côté. Ces ouvriers étaient logés dans une forme très spécifique de maisons appelées courées. Il s’agissait d’ensembles bâtis étroits, serrés en impasse sur des parcelles derrières les édifices donnant sur la rue. Cette morphologie urbaine est devenue caractéristique de la vie ouvrière dans ces villes textiles. En dépit de leurs conditions d’hygiène très mauvaises, cette forme architecturale a perduré au XXe siècle, même après la mise en place de programmes de logements sociaux. Ces ensembles, oh combien modestes, sont menacés aujourd’hui. Des politiques hygiénistes associées à la crise des industries textiles depuis le milieu du XXe siècle ont entraîné la démolition de la plupart des courées dans le cadre de programmes de régénération urbaine ou de promotions immobilières privées. Il ne subsiste qu’une poignée de courées, encore habitées et, jusqu’à un certain point, en assez bon état. La politique actuelle de la municipalité, dans le cadre d’un nouveau plan de rénovation urbaine, représente une menace sérieuse pour les courées qui subsistent. Des changements dans les politiques locales ont supprimé des mesures de protection existantes et engagé des procédures d’expropriation. Les courées témoignent de l’histoire des ouvriers dans ces villes nées de l’industrie textile et constituent le patrimoine de leurs conditions de vie, comme une partie cohérente de l’écosystème industriel de toute la région. Ce sont aujourd’hui des « lieux de mémoire » pour la région et pour leur époque et sollicitent des comparaisons avec d’autres formes de logement ouvrier à travers le continent. Elles sont une invitation à l’interprétation et la compréhension d’une histoire industrielle européenne partagée.
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Parmi les collections ferroviaires du musée des Arts et Métiers figure un modèle des plus intéressants représentant une voiture de type tyf, dite « Romilly », de la Compagnie des chemins de fer de l’Est. Offert au Conservatoire des arts et métiers en 1927, ce modèle compte parmi les plus imposantes pièces du fonds ferroviaire du musée. Il n’est pas non plus sans soulever quelques questions : s’il est intégré dans une collection dont la constitution s’est longtemps positionnée sur le front de l’innovation, il arbore une disposition qui paraît somme toute archaïque au coeur des années 1920, et semble bien éloigné du matériel d’exception qui, par son luxe ou les vitesses pratiquées, était alors mis en lumière.
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Les ensembles industriels remarquables en Auvergne-Rhône-Alpes
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« Très, très, très, très rare… ». Au bout du fil, la conseillère juridique spécialisée patrimoine n’en finit plus avec les superlatifs. Emmanuel Sala, président de l’association « La Maison Coignet », perçoit à ce moment-là toute la portée de l’évènement en cours. La maison Coignet, bâtiment emblématique des origines mondiales du béton, vient de bénéficier d’une procédure de classement d’office – rarissime, donc – initiée par la direction régionale des Affaires culturelles de l’Île-de-France.
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Résumé
Le domaine de Courances, aujourd’hui propriété privée, est situé à une vingtaine de kilomètres de Fontainebleau, dans le département de l’Essonne. Sa renommée repose depuis 500 ans sur la qualité et l’abondance de ses eaux. À proximité de Paris et du château royal de Fontainebleau, le domaine profite d’un emplacement idéal pour l’élaboration d’une hydraulique de prestige. Fort de ces atouts à la fois hydrographiques (fond de vallée de la rivière Ecole, topographiques (sept mètres de déclivité sur la largeur du parc) et géographiques, la seigneurie de Courances offre donc au XVIe siècle un fort potentiel pour une noblesse dorénavant sédentarisée qui souhaite matérialiser son rang social.
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Résumé
La Franche-Comté a été le théâtre pendant une quarantaine d’années, de 1978 à 2018, du déploiement des Musées des techniques et cultures comtoises, une structure de conservation et de mise en valeur du patrimoine industriel qui a constitué une initiative unique au plan national. Malgré sa disparition soudaine à la fin des années 2010, ce réseau a laissé un héritage majeur dans le domaine de la connaissance patrimoniale ainsi qu’une trace tangible dans le paysage touristique et culturel du territoire, grâce à l’éclosion d’une génération de plusieurs musées destinés à valoriser les branches majeures du patrimoine industriel comtois.
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